Construction de l'aile Renaissance 1604 (≈ 1604)
Porte latérale datée sur le linteau.
1620
Fin du tribunal des Chevaliers
Fin du tribunal des Chevaliers 1620 (≈ 1620)
Dernière année d'activité connue.
1730
Ajout de l'aile XVIIIe siècle
Ajout de l'aile XVIIIe siècle 1730 (≈ 1730)
Portes en plein cintre datées.
1880
Peintures murales du pignon
Peintures murales du pignon 1880 (≈ 1880)
Décor restauré en trompe-l'œil.
7 décembre 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 décembre 1990 (≈ 1990)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'aile Renaissance sur rue (à l'exclusion du palier et de l'escalier modernes) (cad. 28 73) : inscription par arrêté du 7 décembre 1990
Personnages clés
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Les textes ne citent aucun individu.
Origine et histoire de la Maison des Chevaliers
La maison des Chevaliers, située à Wissembourg dans le Bas-Rhin, est un monument historique inscrit depuis 1990. Construite au début du XVIIe siècle, elle servait d’hôtellerie à l’abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul, accueillant les hôtes de marque et les chevaliers convoqués pour le tribunal équestre, actif jusqu’en 1620. Son architecture combine une aile Renaissance à pignon sculpté (volutes, rosaces, têtes de lions et d’anges) et une aile du XVIIIe siècle, marquée par des portes en plein cintre datées de 1730.
L’aile Renaissance, perpendiculaire à la rue, se distingue par son pignon orné de décors sculptés et d’une inscription en allemand, remplacée lors d’une restauration par une dédicace en français. La façade arbore des peintures murales en trompe-l’œil (guirlandes, fenêtres feintes) datant d’environ 1880. À l’origine, un escalier en vis, aujourd’hui détruit, complétait l’ensemble, tandis qu’un escalier extérieur, refait, apparaît déjà sur un plan de 1841.
Ce bâtiment illustre le rôle des abbayes alsaciennes comme lieux de pouvoir et d’accueil au XVIIe siècle. Le tribunal des Chevaliers, institution judiciaire locale, y siégeait jusqu’en 1620, reflétant l’organisation sociale et religieuse de la région sous l’Ancien Régime. La maison, bien que partiellement inaccessible (cour nord non visitée), reste un témoignage architectural des échanges entre élites laïques et ecclésiastiques en Alsace.
La porte latérale, datée de 1604, et les éléments protégés (façades et toitures de l’aile Renaissance) soulignent son importance patrimoniale. Les transformations ultérieures, comme l’aile du XVIIIe siècle ou les peintures du XIXe, révèlent une occupation continue et des adaptations aux besoins successifs, depuis l’hôtellerie monastique jusqu’à son statut actuel de monument classé.