Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de la demeure
Construction de la demeure
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifiée comme résidence comtale et bourgeoise.
1703
Propriété de Nicolas Razulet
Propriété de Nicolas Razulet
1703 (≈ 1703)
Acquise par le vicomte de Saulx-Saint-Rémi.
1914-1918
Destruction partielle
Destruction partielle
1914-1918 (≈ 1916)
Endommagée pendant la Première Guerre mondiale.
1923
Classement façade sur rue
Classement façade sur rue
1923 (≈ 1923)
Protection au titre des monuments historiques.
1933
Classement façade sur cour
Classement façade sur cour
1933 (≈ 1933)
Extension de la protection patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue (faces extérieure et intérieure) : classement par décret du 8 août 1923 ; Façade sur cour : classement par arrêté du 27 janvier 1933
Personnages clés
| Thibaud IV (1201-1253) - Comte de Champagne |
Résidait dans la demeure lors des sacres. |
| Nicolas Razulet - Vicomte de Saulx-Saint-Rémi |
Propriétaire en 1703. |
Origine et histoire
L’hôtel des Comtes de Champagne, situé 22 rue de Tambour à Reims, est une demeure gothique du XIIIe siècle, considérée comme l’une des plus anciennes maisons bourgeoises de la ville. Elle servait de résidence à Thibaud IV (1201-1253) et aux comtes de Champagne lors des sacres des rois de France, dans un quartier marchand alors très actif. La rue de Tambour, unique accès à la place au drap avant le XVIIIe siècle, concentrait une intense activité commerciale.
La demeure a connu plusieurs usages : propriété du vicomte Nicolas Razulet en 1703, puis hotellerie sous le nom Le Coq Royal, et occupée par des boutiques avant 1914. Partiellement détruite pendant la Première Guerre mondiale, elle fut rachetée et restaurée par la Maison Taittinger sous la direction des Beaux-Arts. Depuis, elle abrite des événements culturels tout en restant la propriété de la marque de champagne.
Classée monument historique (façades sur rue en 1923 et sur cour en 1933), la maison a subi une restauration majeure après 1918 pour reconstituer ses baies médiévales, remplaçant les anciennes boutiques. Sa cour, réaménagée en espace pavé et vert, communique avec le musée-hôtel Le Vergeur. L’édifice illustre ainsi la transition entre patrimoine médiéval, histoire royale et réutilisation contemporaine.