Frise chronologique
XIVe siècle (fin)
Établissement du maître de Payroles
Établissement du maître de Payroles
XIVe siècle (fin) (≈ 1484)
Première occupation attestée de la demeure.
11 juillet 1986
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 juillet 1986 (≈ 1986)
Protection des façades, salles et peintures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; la salle basse voûtée ; la grande salle et son plafond en bois ; la chambre du dernier étage et ses peintures murales (cad. G 224, 262) : inscription par arrêté du 11 juillet 1986
Personnages clés
| Maître de Payroles - Propriétaire initial |
Établi à Bruniquel fin XIVe. |
Origine et histoire
La maison des comtes de Fayrols, située à Bruniquel en Occitanie, est une ancienne demeure seigneuriale érigée entre les XIVe et XVIIe siècles. À l’origine propriété du maître de Payroles établi dans la région à la fin du XIVe siècle, elle se distingue par sa structure en deux corps de bâtiment de périodes distinctes, réunis sur une même parcelle. L’édifice, proche du château local, s’élève sur quatre niveaux et conserve des traces architecturales marquantes comme des fenêtres à meneaux ou une porte en arc brisé ornée de colonnettes.
L’intérieur révèle un patrimoine remarquable : une grande salle voûtée en berceau brisé, soutenue par des colonnes engagées reliées par des arcs segmentaires, et une autre pièce dotée d’un plafond en bois reposant sur des corbeaux de pierre. Une cheminée, transférée depuis Villefranche-de-Rouergue, ainsi que des fresques géométriques dans l’angle sud-ouest, témoignent de son prestige passé. La salle souterraine, les peintures murales du dernier étage et les façades sont protégées depuis un arrêté de 1986, soulignant leur valeur historique.
Classée Monument Historique, cette maison illustre l’évolution architecturale et sociale de Bruniquel, entre Moyen Âge et époque moderne. Son emplacement aux abords du château, tout comme ses éléments décoratifs (baies en accolade, fresques), reflètent le statut de ses occupants, liés à l’aristocratie locale. Les modifications successives, notamment aux XVIIe siècle, attestent de son adaptation aux besoins résidentiels et symboliques des familles nobles de la région.