Construction de l’hôtel 1580 (≈ 1580)
Bâti par Pierre Garrigues, marchand pastelier.
1697
Devenu séminaire
Devenu séminaire 1697 (≈ 1697)
Racheté par le diocèse de Mirepoix.
1741
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1741 (≈ 1741)
Propriété municipale depuis cette date.
23 mars 1955
Classement partiel
Classement partiel 23 mars 1955 (≈ 1955)
Façades et toitures protégées.
1995
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1995 (≈ 1995)
Inauguration avec une première salle.
2011
Extension du musée
Extension du musée 2011 (≈ 2011)
Exposition permanente sur les Barbares.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : classement par arrêté du 23 mars 1955
Personnages clés
Pierre Garrigues - Commanditaire et marchand
Constructeur de l’hôtel en 1580.
Gaston Fébus - Comte de Foix (1331–1391)
Évoqué dans le musée (maquette).
Origine et histoire
L’hôtel d’Ardouin, à tort associé aux comtes de Foix, est un édifice Renaissance construit en 1580 par Pierre Garrigues, un riche marchand pastelier de Mazères. Ce bâtiment en brique toulousaine, situé au nord-est de la bastide, se distingue par sa tour octogonale à escalier en vis et ses façades ornées de fenêtres à meneaux. Bien que modifié au XVIIIe siècle, il conserve des éléments architecturaux remarquables, comme les pilastres cannelés et les échauguettes, typiques de la période.
Classé partiellement aux monuments historiques en 1955 pour ses façades et toitures, l’hôtel a connu plusieurs usages : séminaire diocésain à partir de 1697, puis propriété municipale depuis 1741. Il abrite aujourd’hui le musée Ardouin, dont les collections incluent des objets néolithiques, des vestiges wisigoths et francs (Ve–VIIIe siècles), ainsi qu’une évocation de Gaston Fébus, comte de Foix, et une maquette de son château local. Le jardin, inspiré de la Renaissance, complète cet ensemble patrimonial.
Le musée, ouvert en 1995 et étendu en 2011, propose une exposition permanente sur les 'Barbares en Gaule du Sud', issue de fouilles archéologiques régionales. Les visiteurs y découvrent aussi des chapiteaux médiévaux de l’abbaye de Boulbonne (XIIIe–XIVe siècles) et des archives sur la culture du pastel, activité économique majeure de l’Ariège à l’époque moderne. La visite, d’une durée moyenne d’1h30, permet d’explorer quatre niveaux d’expositions.
Architecturalement, la façade sur jardin est la plus aboutie, avec sa tour centrale encadrée d’un clocheton et des baies en plein cintre ornées de colonnes. Les fenêtres du rez-de-chaussée, remaniées au XVIIIe siècle, contrastent avec celles de l’étage, conservées dans leur style Renaissance. La porte d’entrée, entre colonnes doriques, est surmontée d’un entablement sculpté, témoignant du faste de son commanditaire marchand.
Situé à proximité de l’Hers-Vif, affluent de l’Ariège, l’immeuble forme un angle entre la rue de la République et la rue Castellane, où se trouve l’accès au musée et au jardin. Son histoire reflète les mutations de Mazères, bastide médiévale devenue un centre administratif et culturel en Occitanie. La protection de 1955 souligne son importance patrimoniale, bien que son attribution erronée aux comtes de Foix persiste dans l’imaginaire local.