Révocation de l'édit de Nantes 1685 (≈ 1685)
Fondation du couvent pour reconquête catholique.
1791
Trois religieuses présentes
Trois religieuses présentes 1791 (≈ 1791)
Effectif avant vente comme bien national.
fin XVIIe siècle
Rénovation du bâtiment
Rénovation du bâtiment fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Remaniement architectural après fondation.
années 1940
Réquisition du bâtiment
Réquisition du bâtiment années 1940 (≈ 1940)
Utilisation temporaire comme établissement scolaire.
19 avril 1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 19 avril 1996 (≈ 1996)
Protection des éléments extérieurs et cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison avec les vantaux de sa porte d'entrée ; mur de clôture avec son portail ; sol de la cour intérieure (cad. AB 743) : inscription par arrêté du 19 avril 1996
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
Fonda le couvent par édit royal.
M. de Montigny - Fondateur de l'institut
Créa l'Union chrétienne des Dames.
Dames de la Foy - Religieuses enseignantes
Géraient l'école charitable jusqu'en 1791.
Origine et histoire de la Maison des Dames de la Foy
La Maison des Dames de la Foy est un ancien couvent catholique fondé à Clairac, dans le département de Lot-et-Garonne, à la fin du XVIIe siècle. Ce monument, situé au nord de l'église Saint-Pierre-ès-Liens, fut créé dans un contexte de reconquête catholique après la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Louis XIV y affecta une annexe de l'abbaye de Clairac pour y établir une école charitable, tenue par les Dames de la Foy, religieuses de l'Union chrétienne.
Les Dames de la Foy, au nombre de deux à l'origine puis trois en 1791, enseignaient aux jeunes filles la lecture, l'écriture et les devoirs religieux. Elles recevaient une pension royale de 435 livres. Le bâtiment, remanié à la fin du XVIIe siècle, fut vendu comme bien national pendant la Révolution. Après avoir servi d'établissement scolaire dans les années 1940, il appartient aujourd'hui à l'évêché et abrite des logements.
La maison, avec ses vantaux, son mur de clôture et sa cour intérieure, est inscrite aux monuments historiques depuis 1996. Son architecture, en brique et moellon, conserve des éléments caractéristiques de la fin du XVIIe siècle, comme une façade ordonnancée et une cheminée ancienne. Le site forme un ensemble religieux avec l'abbaye et l'église attenantes.
Le couvent illustre la politique de reconquête catholique en terre protestante après 1685. Son histoire reflète les tensions religieuses de l'époque, ainsi que l'évolution de son usage, passant d'un lieu d'enseignement religieux à un immeuble de rapport. Les transformations successives ont modifié son intérieur, mais certains éléments extérieurs restent protégés.