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Maison des Échevins de Billom dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison des Échevins de Billom

  • Rue Pertuybout
  • 63160 Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Maison des Échevins de Billom
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
63160 Billom, Rue Pertuybout

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1470
Construction initiale
XVIIe siècle
Remaniements majeurs
1905
Projet de musée avorté
10 septembre 1919
Classement monument historique
1920-1923
Premières restaurations
XXe siècle (2e moitié)
Rénovations modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison des Echevins : classement par arrêté du 10 septembre 1919

Personnages clés

Consuls de Billom - Dirigeants locaux élus annuellement Propriétaires hypothétiques de la maison.
Évêque de Clermont - Seigneur de Billom Accordait la charte aux consuls.

Origine et histoire de la Maison des Échevins

La Maison des Échevins de Billom, située rue Pertuybout, est un édifice emblématique des XVe et XVIe siècles, bien qu’elle n’ait jamais abrité d’échevins. À Billom, le pouvoir local était exercé par des consuls élus annuellement, selon une charte accordée par l’évêque de Clermont, seigneur de la cité. Cette maison, construite vers 1470, aurait pu appartenir à l’un de ces consuls, bien que cette hypothèse reste incertaine. Elle illustre l’organisation politique et sociale de la ville à la fin du Moyen Âge, marquée par une autonomie relative sous l’autorité épiscopale.

La construction s’est déroulée en plusieurs phases, avec une première tranche vers 1470, suivie de remaniements et d’agrandissements ultérieurs, notamment au XVIIe siècle. L’édifice se distingue par sa tour d’escalier en pierre d’arkose, ses fenêtres à meneaux, et une cour intérieure fermée, typiques de l’architecture civile de l’époque. Malgré des transformations au XXe siècle, elle conserve des éléments originaux comme un portail sur rue, un puits, et une cheminée du premier étage.

Classée monument historique en 1919, la maison a fait l’objet de restaurations entre 1920 et 1923, puis au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. En 1905, un projet d’acquisition par la ville pour y installer un musée avait été envisagé, sans suite. Aujourd’hui, elle témoigne de l’histoire urbaine de Billom et de son patrimoine médiéval préservé.

Les matériaux utilisés, tels que l’arkose pour les moellons et la pierre de taille, reflètent les ressources locales et les techniques de construction de l’époque. Les ouvertures en rez-de-chaussée, transformées au fil des siècles, révèlent l’adaptation de l’édifice aux besoins changeants de ses occupants. Son classement en 1919 souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire consulaire de la ville.

L’hypothèse de son appartenance à un consul, bien que non confirmée, renforce son intérêt historique. La maison, organisée autour d’une cour intérieure, combine des espaces de vie et des dépendances, illustrant le mode de vie des élites urbaines de la Renaissance. Les travaux de restauration ont permis de préserver des éléments clés, comme les fenêtres à coussièges et les enduits d’origine, tout en adaptant le bâtiment aux normes contemporaines.

Liens externes

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