Arrivée des Filles de la Charité 1673 (≈ 1673)
Trois religieuses appelées pour une *marmite* des pauvres.
1683
Installation rue du Griffon
Installation rue du Griffon 1683 (≈ 1683)
Reconstruction du couvent dans une maison existante.
16 juin 1965
Protection des façades et toitures
Protection des façades et toitures 16 juin 1965 (≈ 1965)
Inscription au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 1449) : inscription par arrêté du 16 juin 1965
Personnages clés
Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul - Congrégation religieuse
Géraient la *marmite* et le couvent.
Origine et histoire de la Maison des Filles de la Charité
La Maison des Filles de la Charité à Rennes trouve son origine en 1673, lorsque trois religieuses de la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul sont appelées pour gérer une marmite destinée à soulager les pauvres. Ce n’est qu’en 1683 qu’elles s’installent définitivement dans une maison de la rue du Griffon, immédiatement reconstruite pour accueillir leur couvent. Le bâtiment, caractéristique de l’architecture civile et religieuse de l’époque, se compose de deux étages sur rez-de-chaussée, avec des toitures mansardées et un petit campanile. La façade combine moellons enduits en bas et pans de bois droits aux étages supérieurs, tandis que certaines fenêtres conservent encore leurs menuiseries d’origine.
La dépendance donnant sur la rue du Griffon servait à la fois d’entrée et de passage vers d’autres constructions aujourd’hui disparues. Ce couvent illustre l’engagement caritatif des Filles de la Charité, dont la mission sociale s’inscrit dans le contexte des réformes religieuses et des œuvres de bienfaisance du XVIIe siècle. L’édifice, partiellement protégé depuis 1965 pour ses façades et toitures, témoigne aussi des techniques constructives de l’époque, mêlant matériaux traditionnels comme le bois et la pierre.
L’inscription au titre des Monuments Historiques en 1965 a permis de préserver cet exemple rare d’architecture conventuelle urbaine en Bretagne. Bien que certaines parties aient disparu, le bâtiment principal et son campanile restent des éléments marquants du patrimoine rennais, liés à l’histoire de la charité et de l’assistance publique sous l’Ancien Régime.