Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction du château initial
Construction du château initial
XVIIe siècle (≈ 1750)
Propriété de Jean Gay puis Barthélémy Gubian.
1793
Hôpital militaire pendant la Révolution
Hôpital militaire pendant la Révolution
1793 (≈ 1793)
Utilisé lors du soulèvement de Lyon.
1845-1846
Acquisition et construction par les Frères
Acquisition et construction par les Frères
1845-1846 (≈ 1846)
Création du noviciat et maison de retraite.
1870-1871
Expulsion des frères et construction chapelle
Expulsion des frères et construction chapelle
1870-1871 (≈ 1871)
Caserne pendant guerre franco-prussienne, chapelle en 1885.
1914-1918
Hôpital militaire pendant Première Guerre
Hôpital militaire pendant Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
370 lits et 6 272 admissions.
1972
Acquisition par la municipalité
Acquisition par la municipalité
1972 (≈ 1972)
Devenu hôtel de ville après 1989.
17 juillet 1982
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
17 juillet 1982 (≈ 1982)
Façades, toitures et chapelle protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal avec ses deux ailes ; chapelle (cad. AM 143) : inscription par arrêté du 12 juillet 1982
Personnages clés
| Jean Gay - Premier propriétaire connu |
Propriétaire du château au XVIIe siècle. |
| Barthélémy Gubian - Propriétaire avant la Révolution |
Dernier propriétaire avant le pillage de 1789. |
| François Coignet - Cédant du parc et chapelle |
Vend les lieux aux Frères en 1845. |
| Louis Sainte-Marie-Perrin - Architecte de la chapelle |
Conçoit la chapelle Saint-Joseph en 1885. |
| Paul-Armand Challemel-Lacour - Préfet responsable de l’expulsion |
Condamné à des dommages et intérêts en 1871. |
Origine et histoire
La Maison des Frères des Écoles chrétiennes de Caluire-et-Cuire trouve ses origines dans un château du XVIIe siècle, initialement propriété de Jean Gay, puis de Barthélémy Gubian jusqu’à la Révolution française. Pendant cette période, le château est pillé et ses archives brûlées, mais les bâtiments restants servent d’hôpital militaire lors du soulèvement de Lyon en 1793. Les lieux changent de vocation au fil des siècles, reflétant les bouleversements politiques et sociaux de la région.
En 1845, François Coignet cède le parc et la chapelle du château aux Frères des Écoles chrétiennes, qui y construisent en 1846 un bâtiment dédié à la formation de religieux (noviciat) et à l’accueil des frères âgés ou infirmes. Les pierres de la façade ouest proviennent de Préty. Ce site devient un lieu clé pour l’éducation des jeunes issus de milieux modestes, marquant l’engagement des Frères dans l’instruction populaire au XIXe siècle.
Le bâtiment est déclaré bien communal en 1870 et transformé en caserne pendant la guerre franco-prussienne, entraînant l’expulsion temporaire des frères. À leur retour en 1871, la communauté utilise les dommages et intérêts obtenus pour ériger la chapelle Saint-Joseph en 1885, conçue par l’architecte Louis Sainte-Marie-Perrin. Ce lieu conserve une dimension à la fois religieuse et civique, illustrant les tensions entre État et Église sous la Troisième République.
Lors des deux guerres mondiales, la Maison est reconvertie en hôpital militaire : 370 lits y sont installés pendant la Première Guerre mondiale, accueillant 6 272 blessés. Ces périodes soulignent son rôle humanitaire et son adaptation aux crises nationales. En 1972, la municipalité acquiert le bâtiment, qui devient l’hôtel de ville après d’importants travaux de restauration entre 1989 et 1992.
L’architecture du monument, avec ses 110 mètres de long, 70 mètres de large et 20 mètres de haut, témoigne de son importance historique. Les façades et toitures, ainsi que la chapelle, sont inscrites aux monuments historiques depuis le 17 juillet 1982. Aujourd’hui, ce lieu incarne à la fois le patrimoine éducatif, religieux et municipal de Caluire-et-Cuire.