Construction du manoir 3e quart XVe siècle (≈ 1562)
Résidence des procureurs de l'Isle-sur-Serein.
1794
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1794 (≈ 1794)
Conséquence de la Révolution française.
30 avril 1999
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 avril 1999 (≈ 1999)
Protection des façades, toitures et escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier en vis ; portail et son mur (cad. AB 392) : inscription par arrêté du 30 avril 1999
Personnages clés
Famille des procureurs de l'Isle - Propriétaires originels
Occupants jusqu'à la Révolution.
Origine et histoire
La maison des Goix est un ancien manoir situé à Coutarnoux, dans le département de l'Yonne en Bourgogne-Franche-Comté. Construite au 3e quart du XVe siècle, elle servait de résidence aux procureurs fiscaux de la seigneurie de l'Isle. L'édifice se distingue par son architecture médiévale, notamment une tour d'escalier octogonale de 8 mètres de haut, percée de baies en arcades à talon. À l'origine, deux statues du XVe siècle ornaient le pignon donnant sur la rue : un saint Jacques en pèlerin et une Vierge à l'Enfant, aujourd'hui disparues.
Occupée par la même famille jusqu'à la Révolution, la maison fut vendue comme bien national en 1794. Elle fut entièrement restaurée et reste aujourd'hui une propriété privée. Son escalier en colimaçon, contenu dans une tour polygonale coiffée d'une poivrière, ainsi que ses façades et toitures, sont protégés depuis 1999 par une inscription aux monuments historiques. Le corps de logis, organisé en deux pièces carrées par niveau, reflète l'architecture civile bourguignonne de la fin du Moyen Âge.
La maison des Goix illustre le patrimoine des officiers seigneuriaux en Bourgogne, où ces résidences mêlaient fonctions administratives et symboles religieux. Les statues originales, typiques de la dévotion populaire du XVe siècle, soulignent le rôle social et spirituel de ces élites locales. Leur disparition au XIXe siècle témoigne des transformations subies par le bâti médiéval au fil des siècles.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis