Origine et histoire
La Maison des Goncourt, située 2 place Jeanne d'Arc à Neufchâteau, est un monument emblématique du 1er quart du XVIIIe siècle. Initialement construite au XVIe siècle, elle est reconstruite à partir de 1682 par Jean Huguet, un riche marchand de la ville. La maison est ensuite acquise en 1730 par François-Léopold Mouzon, marchand et conseiller municipal, qui y réalise des travaux majeurs, notamment le repercement de la façade et l’agrandissement du corps principal.
En 1766, son fils François-Hyacinthe Mouzon hérite de la propriété et entreprend des aménagements significatifs, dont la construction et la décoration du pavillon sur jardin, comme en témoignent des contrats passés en 1787 avec Nicolas Flamérion, maître maçon, et François Girardin, maître sculpteur. Après la mort de François-Léopold en 1815, la maison est vendue à Pierre-Antoine-Victor Huot de Goncourt, oncle des célèbres écrivains Edmond et Jules de Goncourt, qui lui donnent son nom actuel.
En 1865, la propriété passe entre les mains d’Antoine Maljean, banquier, et reste dans sa famille jusqu’à la Première Guerre mondiale. Pendant cette période, le pavillon du jardin abrite les locaux de la banque Maljean. La maison, partiellement classée Monument Historique depuis 1933 et 1980, est finalement inscrite en totalité en 2019 pour son intérêt architectural et historique.
Les éléments protégés incluent la façade, la toiture du pavillon sur cour, et l’ensemble du bâtiment. Les travaux du XVIIIe siècle, comme la modification de la toiture et la construction des dépendances, reflètent l’évolution architecturale de l’époque, mêlant héritage médiéval et innovations classiques. La précision de sa localisation est jugée a priori satisfaisante, et son adresse officielle reste 2 place Jeanne-d'Arc.
Les architectes et artisans impliqués dans sa transformation, tels que Laurent Dralet, Nicolas Flamérion et François Girardin, ont laissé une empreinte durable sur ce monument, témoin des dynamiques sociales et économiques de Neufchâteau aux XVIIe et XVIIIe siècles.