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Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1328
Première mention écrite
Première mention écrite 1328 (≈ 1328)
La maison des Loups est mentionnée pour la première fois dans des écrits.
XIVe siècle
Origine probable
Origine probable XIVe siècle (≈ 1450)
Période supposée de la construction initiale de la maison.
1537
Construction actuelle
Construction actuelle 1537 (≈ 1537)
Construction de l'édifice actuel avec des façades Renaissance.
20 septembre 1633
Signature du traité
Signature du traité 20 septembre 1633 (≈ 1633)
Le traité de Charmes est signé dans cette maison.
1635
Incendie partiel
Incendie partiel 1635 (≈ 1635)
Une partie du bâtiment est incendiée lors de la prise de la ville.
1835
Vente au maire
Vente au maire 1835 (≈ 1835)
La maison est vendue au maire Charles Luxer.
1999
Rachat par la commune
Rachat par la commune 1999 (≈ 1999)
La maison est rachetée par la commune et devient l'office de tourisme.
2009
Restauration complète
Restauration complète 2009 (≈ 2009)
La maison fait l'objet d'une restauration complète avec le concours de la Fondation du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades sur rue et le portail sur cour : inscription par arrêté du 3 mars 1926 - La façade arrière côté cour, le sol de la cour, l'escalier à vis avec sa cage et les toitures (cad. AB 241, 242) : inscription par arrêté du 18 mai 2009
Personnages clés
Charles Luxer
Maire de Charmes qui a acheté la maison en 1835.
Origine et histoire de la Maison des Loups
La maison du Chaldron, dite maison des Loups, est une maison seigneuriale de Charmes dont la première mention écrite date de 1328 et qui existe sans doute depuis le XIVe siècle. Aux XVe et XVIe siècles, les familles qui la possèdent exercent des charges militaires pour les ducs de Lorraine, ce qui explique le soin apporté à la représentation des façades et du portail. La construction de l'édifice actuel, ou du moins l'ordonnance et l'ornementation de ses façades Renaissance, date de 1537 ; son style épuré, qualifié « à l'antique », témoigne de la transition entre la première et la seconde Renaissance (vers 1535-1540) et annonce le classicisme, comme l'attestent chapiteaux et frontons. Le traité de Charmes y est signé le 20 septembre 1633, puis une partie du bâtiment est incendiée lors de la prise de la ville en 1635 ; il ne resterait de l'ensemble primitif que l'édifice actuel. Une tour carrée ouvre sur la cour intérieure. La façade présente des fenêtres surmontées de frontons triangulaires et encadrées de colonnes, à l'exception d'une lucarne haute à droite ; à l'angle se trouve une niche vide, destinée sans doute à une statue de saint Jean, l'inscription « SANCTE IOHANNES » étant gravée au-dessus. La maison doit son nom aux gargouilles en forme de loups. Après une période de dégradation, elle est vendue en 1835 au maire Charles Luxer, puis accueille plus tard le Café de Paris. Rachetée par la commune en 1999, elle abrite aujourd'hui l'office de tourisme et fait l'objet d'une restauration complète en 2009 avec le concours de la Fondation du patrimoine. Les façades sur rue et le portail sur cour sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 3 mars 1926 ; la façade arrière, le sol de la cour, l'escalier à vis avec sa cage et les toitures sont inscrits par arrêté du 18 mai 2009. Enfin, l'appellation « maison des Bassompierre » relève d'une erreur : la famille Bassompierre n'a jamais possédé l'édifice.