Frise chronologique
1328
Première mention écrite
Première mention écrite
1328 (≈ 1328)
Nommée « maison du chaldron »
1537
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance
1537 (≈ 1537)
Façades et ornementation refaites
20 septembre 1633
Signature du traité
Signature du traité
20 septembre 1633 (≈ 1633)
Traité entre Charles IV et Richelieu
1635
Incendie partiel
Incendie partiel
1635 (≈ 1635)
Pendant la guerre de Trente Ans
3 mars 1926
Première protection
Première protection
3 mars 1926 (≈ 1926)
Façades et portail classés
2009
Restauration complète
Restauration complète
2009 (≈ 2009)
Avec la Fondation du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades sur rue et le portail sur cour : inscription par arrêté du 3 mars 1926 - La façade arrière côté cour, le sol de la cour, l'escalier à vis avec sa cage et les toitures (cad. AB 241, 242) : inscription par arrêté du 18 mai 2009
Personnages clés
| Thiébaud II - Duc de Lorraine |
Devenu seul seigneur de Charmes en 1312 |
| Charles IV - Duc de Lorraine |
Signataire du traité de 1633 |
| Cardinal Richelieu - Ministre de Louis XIII |
Signataire du traité de 1633 |
| Charles Luxer - Maire de Charmes |
Acheteur en 1835 |
Origine et histoire
La maison des Loups, aussi appelée maison du Chaldron, est mentionnée pour la première fois en 1328 comme résidence des seigneurs de Charmes. À partir du XVe siècle, ces seigneurs servent militairement les ducs de Lorraine, qui acquièrent progressivement la ville entre 1285 et 1312. La maison est reconstruite en 1537 dans un style Renaissance épuré, typique des années 1535-1540, avec des frontons triangulaires et des colonnes encadrant les fenêtres. Une niche vide à l’angle du bâtiment portait autrefois une statue de saint Jean, comme l’indique l’inscription gravée.
En 1633, la maison accueille la signature du traité de Charmes entre Charles IV de Lorraine et le cardinal Richelieu. Deux ans plus tard, une partie du bâtiment est incendiée pendant la guerre de Trente Ans. Vendue en 1835 au maire Charles Luxer, elle abrite ensuite le Café de Paris avant d’être rachetée par la commune en 1999. Classée monument historique en 1926 (façades et portail) puis en 2009 (cour, escalier à vis, toitures), elle est restaurée en 2009 avec l’aide de la Fondation du patrimoine et abrite aujourd’hui l’office de tourisme.
Son nom provient des gouttières en forme de loups, tandis que son architecture mêle influences antiques et françaises, annonçant le classicisme. Les éléments protégés incluent les façades Renaissance, un escalier à vis, et une tour carrée donnant sur la cour intérieure. Bien que parfois associée à tort à la famille Bassompierre, aucune preuve ne lie cette lignée à la maison. Les chapiteaux et frontons illustrent la diffusion des motifs ornementaux de la Renaissance en Lorraine.