Origine médiévale Avant XVe siècle (≈ 1550)
Vestiges d’une demeure antérieure.
24 février 1771
Achat par Rose de Pons
Achat par Rose de Pons 24 février 1771 (≈ 1771)
Transaction avec Jacques Fabre.
3e quart du XVIIIe siècle
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel 3e quart du XVIIIe siècle (≈ 1862)
Reconstruction après achat en 1771.
12 février 1958
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique 12 février 1958 (≈ 1958)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur première cour ; toitures correspondantes ; cage d'escalier y compris les ferronneries (cad. F 173) : inscription par arrêté du 12 février 1958
Personnages clés
Rose de Pons - Propriétaire en 1771
Acheteuse de l’immeuble à Jacques Fabre.
Jacques Fabre - Ancien propriétaire
Négociant vendeur en 1771.
Archer des gueux - Agent municipal
Gérait les mendiants à Pézenas.
Origine et histoire de la Maison des Pauvres
La Maison des Pauvres à Pézenas, construite au 3e quart du XVIIIe siècle, est un exemple remarquable d’architecture civile de cette période. Son vestibule donne accès à une première cour où se dresse un escalier tournant à trois volées droites, ouvert sur trois niveaux. Les paliers sont prolongés par des galeries portées par des arcs surbaissés reposant sur des pilastres ou des consoles. Ces galeries, entourant un vide central, sont ornées de ferronneries aux motifs caractéristiques de la fin du XVIIIe siècle en Languedoc, mêlant canaux simples et panneaux décorés de courbes. Le garde-corps de la fenêtre sur cour, plus ancien, remonte quant à lui à la première moitié du XVIIIe siècle, avec des balustres et un treillis central évocateurs de cette époque.
L’immeuble actuel, reconstruit après 1771 (date de son achat par Rose de Pons au négociant Jacques Fabre), occupe l’emplacement d’une demeure médiévale antérieure au XVe siècle, dont subsistent des vestiges comme un arc de porte sur la rue et des traces d’arcs dans la cour. À Pézenas, un « archer des gueux », salarié par les consuls, était chargé d’héberger et de nourrir les mendiants étrangers, fixant une durée limite à leur séjour. Les aménagements de l’immeuble, incluant une seconde cour intérieure et des bâtiments élargis en profondeur, datent majoritairement du XVIIIe siècle. Les fenêtres du premier étage présentent des grilles d’appui cintrées à motifs symétriques (volutes, quadrillages), tandis que celles du deuxième étage sont plus sobres.
À l’intérieur, le vestibule mène à une cour trapézoïdale où l’escalier, d’abord parallèle à la rue, tourne à angle droit pour desservir une galerie ceinturant la cour sur trois côtés. Les ferronneries des galeries et les consoles sculptées soutenant les arcs témoignent du soin apporté à la décoration. Les façades sur rue et sur la première cour, ainsi que les toitures correspondantes, sont protégées depuis 1958 par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques. L’édifice illustre ainsi l’évolution architecturale de Pézenas, entre héritage médiéval et embellissements du siècle des Lumières.