Frise chronologique
1511 (ou entre 1565–1577)
Construction initiale
Construction initiale
1511 (ou entre 1565–1577) (≈ 1544)
Demeure bourgeoise et maison de justice.
Fin XVIe siècle
Pied-à-terre des Rohan-Guémené
Pied-à-terre des Rohan-Guémené
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Utilisation par Louis VI de Rohan.
1921
Achat par la municipalité
Achat par la municipalité
1921 (≈ 1921)
Devenue propriété communale.
2 avril 1932
Classement monument historique
Classement monument historique
2 avril 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l’État.
1990–1992
Restauration majeure
Restauration majeure
1990–1992 (≈ 1991)
Travaux de préservation complets.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison des Princes de Rohan (ancienne) : classement par arrêté du 2 avril 1932
Personnages clés
| Jean de Rohan-Guémené - Grand-maître de Bretagne |
Possible commanditaire initial (1511). |
| Louis VI de Rohan-Guémené - Prince de Rohan |
Utilisa la maison comme pied-à-terre. |
Origine et histoire
La maison des Princes de Rohan, située à Pont-Scorff dans le Morbihan, est une ancienne demeure bourgeoise construite au XVIe siècle, probablement vers 1511. Elle aurait servi initialement de maison de justice et de gabelle (bureau des impôts sur le sel) pour Jean de Rohan-Guémené, grand-maître de Bretagne. Son architecture Renaissance en granite local, avec lucarnes sculptées et cheminées ornées, reflète son statut de bâtiment seigneurial. Une prison et un auditoire pour la juridiction de la Roche-Moisan, dépendante de la principauté de Rohan-Guémené, y étaient aménagés.
À la fin du XVIe siècle, le bâtiment devient un pied-à-terre pour Louis VI de Rohan-Guémené, lui valant son nom actuel. Après la Révolution, il est transformé en immeuble d’habitation avant d’être acquis par la municipalité en 1921. Devenu mairie en 1924, il est classé monument historique en 1932. Une restauration majeure entre 1990 et 1992 a permis de préserver ses éléments originaux, comme les poutres apparentes, les inscriptions gravées sur les linteaux (« Semper nocuit differe paratis », « Contentement parfait »), et une tour d’escalier en moellon.
La légende évoque un souterrain reliant la maison au château du Leslé, utilisé pour transférer les condamnés vers leur lieu d’exécution. L’édifice, de plan irrégulier en U, combine deux maisons remaillées avec une gabelle en moellon et une prison aux murs épais. Les blasons et mâcles sculptés, notamment sur une cheminée, témoignent de l’allégeance aux Rohan-Guémené. Aujourd’hui propriété communale, il abrite toujours les services municipaux.
Les sources mentionnent des incohérences sur sa date exacte de construction : tandis que certaines indiquent 1511, d’autres situent sa réalisation entre 1565 et 1577, en deux campagnes distinctes. La première concernait la travée nord à toiture en croupe, la seconde prolongeant le corps ouest (« la gabelle »). Les matériaux, comme le tufeau pour certaines lucarnes, et les techniques mixtes (pan de bois, pierre de taille) illustrent les pratiques architecturales bretonnes de la Renaissance.