Construction initiale 1511 (≈ 1511)
Construction possible de la maison comme maison de justice et de gabelle.
1565-1577
Campagne de construction
Campagne de construction 1565-1577 (≈ 1571)
Période possible de construction en deux temps selon certaines sources.
Fin du XVIe siècle
Résidence des Rohan
Résidence des Rohan Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
La maison sert de pied-à-terre à Louis VI de Rohan-Guémené.
Années 1920
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune Années 1920 (≈ 1920)
La commune acquiert le bâtiment et y installe la mairie.
2 avril 1932
Classement historique
Classement historique 2 avril 1932 (≈ 1932)
La maison est classée au titre des monuments historiques.
Années 1990
Restauration majeure
Restauration majeure Années 1990 (≈ 1990)
Campagne de restauration complète du bâtiment et refonte de l'escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison des Princes de Rohan (ancienne) : classement par arrêté du 2 avril 1932
Personnages clés
Louis VI de Rohan-Guémené
Prince ayant utilisé la maison comme pied-à-terre à la fin du XVIe siècle.
Origine et histoire de la Maison des Princes de Rohan
L'ancienne maison des Princes de Rohan, aujourd'hui mairie de Pont-Scorff (Morbihan), se situe au 4, place de la Maison-des-Princes, immédiatement au nord de l'église du Sacré-Cœur, en plein centre-ville. La datation et la fonction originelle restent incertaines : elle aurait été construite en 1511 pour servir de maison de justice et de gabelle, tandis que d'autres sources la rattachent à une campagne de construction menée entre 1565 et 1577, en deux temps. À la fin du XVIe siècle, elle aurait aussi servi de pied-à-terre à Louis VI de Rohan-Guémené, d'où son nom actuel. Bâtie en granite local, la demeure présente un corps de logis formé de deux maisons remailées l'une à l'autre ; la première travée, côté place, se distingue par une couverture à croupe et le prolongement occidental correspond à la « gabelle ». Les encoignures de l'étage sont traitées en pan coupé avec de petites fenêtres et la façade est ornée de lucarnes finement sculptées. À l'intérieur subsistent des cheminées très sculptées et des planchers à poutres apparentes ; l'ancienne salle de réception, à l'étage sud, porte une cheminée ornée d'un blason mi‑parti non identifié avec un chef à deux ou trois mâcles, signe d'allégeance aux Rohan-Guémené. L'édifice abritait aussi l'auditoire de la juridiction de la Roche-Moisan et une cellule de prison simple, pourvue d'une cheminée, située à l'est en vis‑à‑vis d'une pièce comparable appelée localement « la gabelle ». Une légende évoque un souterrain reliant la maison aux caves du château du Leslé pour conduire les condamnés vers leur lieu de pendaison. La commune a acquis le bâtiment dans les années 1920 et l'y a installé comme mairie dans la même décennie ; il a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 2 avril 1932. Une campagne de restauration a été menée au début des années 1990 ; le bâtiment a été entièrement restauré et l'escalier refait. Les linteaux des fenêtres et des lucarnes portent plusieurs inscriptions : « Semper nocuit differe paratis » (il a toujours nui de retarder ce qui était prêt), « Contentement parfait », « Rien que pour humanité » et « Connais toi, toi même ».