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Maison des Princes de Rohan à Pont-Scorff dans le Morbihan

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison des Princes de Rohan à Pont-Scorff

    4 Place de la Maison des Princes
    56620 Pont-Scorff
Propriété de la commune
Maison des Princes de Rohan à Pont-Scorff
Maison des Princes de Rohan à Pont-Scorff
Maison des Princes de Rohan à Pont-Scorff
Maison des Princes de Rohan à Pont-Scorff
Crédit photo : Monstruosator - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1511 (ou entre 1565–1577)
Construction initiale
Fin XVIe siècle
Pied-à-terre des Rohan-Guémené
1921
Achat par la municipalité
2 avril 1932
Classement monument historique
1990–1992
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison des Princes de Rohan (ancienne) : classement par arrêté du 2 avril 1932

Personnages clés

Jean de Rohan-Guémené - Grand-maître de Bretagne Possible commanditaire initial (1511).
Louis VI de Rohan-Guémené - Prince de Rohan Utilisa la maison comme pied-à-terre.

Origine et histoire

La maison des Princes de Rohan, située à Pont-Scorff dans le Morbihan, est une ancienne demeure bourgeoise construite au XVIe siècle, probablement vers 1511. Elle aurait servi initialement de maison de justice et de gabelle (bureau des impôts sur le sel) pour Jean de Rohan-Guémené, grand-maître de Bretagne. Son architecture Renaissance en granite local, avec lucarnes sculptées et cheminées ornées, reflète son statut de bâtiment seigneurial. Une prison et un auditoire pour la juridiction de la Roche-Moisan, dépendante de la principauté de Rohan-Guémené, y étaient aménagés.

À la fin du XVIe siècle, le bâtiment devient un pied-à-terre pour Louis VI de Rohan-Guémené, lui valant son nom actuel. Après la Révolution, il est transformé en immeuble d’habitation avant d’être acquis par la municipalité en 1921. Devenu mairie en 1924, il est classé monument historique en 1932. Une restauration majeure entre 1990 et 1992 a permis de préserver ses éléments originaux, comme les poutres apparentes, les inscriptions gravées sur les linteaux (« Semper nocuit differe paratis », « Contentement parfait »), et une tour d’escalier en moellon.

La légende évoque un souterrain reliant la maison au château du Leslé, utilisé pour transférer les condamnés vers leur lieu d’exécution. L’édifice, de plan irrégulier en U, combine deux maisons remaillées avec une gabelle en moellon et une prison aux murs épais. Les blasons et mâcles sculptés, notamment sur une cheminée, témoignent de l’allégeance aux Rohan-Guémené. Aujourd’hui propriété communale, il abrite toujours les services municipaux.

Les sources mentionnent des incohérences sur sa date exacte de construction : tandis que certaines indiquent 1511, d’autres situent sa réalisation entre 1565 et 1577, en deux campagnes distinctes. La première concernait la travée nord à toiture en croupe, la seconde prolongeant le corps ouest (« la gabelle »). Les matériaux, comme le tufeau pour certaines lucarnes, et les techniques mixtes (pan de bois, pierre de taille) illustrent les pratiques architecturales bretonnes de la Renaissance.

Liens externes