Frise chronologique
Moyen Âge
Aménagement initial des grottes
Aménagement initial des grottes
Moyen Âge (≈ 1125)
Utilisées comme greniers, traces archéologiques.
1760
Transformation en logements
Transformation en logements
1760 (≈ 1760)
Date gravée sur une porte disparue.
1899
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1899 (≈ 1899)
Menées par Forrer et Spindler.
1958
Fin de l'habitation
Fin de l'habitation
1958 (≈ 1958)
Mort de Catherine Ottermann.
20 décembre 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
20 décembre 1988 (≈ 1988)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maisons troglodytiques de Graufthal : les éléments bâtis (cad. C 721p, 722p) : inscription par arrêté du 20 décembre 1988
Personnages clés
| Robert Forrer - Archéologue |
Fouilles du site en 1899. |
| Charles Spindler - Archéologue |
Collaborateur de Forrer en 1899. |
| Catherine Ottermann - Dernière habitante |
Décédée en 1958, surnommée *Felsekaeth*. |
| Joséphine Wagner - Habitante historique |
Première à quitter les lieux au XXe siècle. |
Origine et histoire
La maison des Rochers de Graufthal se compose de trois habitations semi-troglodytiques aménagées dans une falaise de grès rose, sur le hameau de Graufthal à Eschbourg (Bas-Rhin). Ces maisons, occupées jusqu’en 1958, furent restaurées et meublées pour évoquer leur histoire et les légendes locales. Elles sont inscrites aux monuments historiques depuis le 20 décembre 1988 et gérées par une association dédiée à leur préservation. Leur architecture combine maçonnerie de moellons et toitures partielles, intégrées aux cavités naturelles du rocher.
Selon les archéologues Robert Forrer et Charles Spindler, les premières grottes furent creusées au Moyen Âge comme greniers, avant d’être transformées en logements précaires au XVIIe siècle, puis en maisons d’habitation au XVIIIe. Une porte datée de 1760 atteste de cette période. Au XXe siècle, trois familles y vécurent : les Weber, les Wagner et les Ottermann. Joséphine Wagner fut la première à partir, suivie des sœurs Ottermann, dont Catherine, surnommée Felsekaeth (« Cathy des rochers »), dernière occupante jusqu’à sa mort en 1958.
Les fouilles de 1899 révélèrent que les surplombs rocheux, initialement utilisés comme entrepôts médiévaux, furent aménagés en habitations vers 1760 par des populations modestes. Les maisons, accessibles par une coursive, illustrent une adaptation ingénieuse à la topographie, avec des charpentes sommaires et des cloisons rudimentaires. Leur abandon en 1958 marqua la fin d’un mode de vie troglodytique multiséculaire, aujourd’hui préservé comme témoignage patrimonial.