Frise chronologique
4e quart XVIIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Commandée par Nicolas Cadot, directeur du canal.
Début XVIIIe siècle
Rattachement au duc d'Orléans
Rattachement au duc d'Orléans
Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Canaux d’Orléans et du Loing unifiés.
3 mai 1999
Protection partielle
Protection partielle
3 mai 1999 (≈ 1999)
Inscription des façades et de l’escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier tournant en bois, dans oeuvre, situé dans la partie centrale (cad. AC 389) : inscription par arrêté du 3 mai 1999
Personnages clés
| Nicolas Cadot - Directeur général du canal d'Orléans |
Commanditaire de la maison jusqu’en 1692. |
| Duc d'Orléans - Propriétaire des canaux |
Unifie l’administration au XVIIIe siècle. |
Origine et histoire
La maison des seigneurs du canal à Cepoy, aussi appelée maison du directeur des canaux, fut construite à la fin du XVIIe siècle par Nicolas Cadot, directeur général du canal d'Orléans jusqu’en 1692. Située au nord du bourg, elle abritait initialement les bureaux de gestion du canal du Loing, propriété du duc d’Orléans à partir du début du XVIIIe siècle. L’édifice, entouré d’ateliers et de magasins (forges, charpenteries), servait aussi de lieu de stockage et d’assemblage des portes d’écluse.
Architecturalement, la maison se compose d’un long corps central aux baies cintrées, flanqué de pavillons latéraux et couvert de toitures brisées. Bien que profondément modifié (ouvertures cimentées, ajouts modernes), elle conserve des éléments protégés comme son escalier en bois inscrit aux Monuments Historiques en 1999. À ne pas confondre avec le château de Cepoy, résidence du receveur général du canal, elle illustre l’organisation logistique des voies navigables royales.
Aujourd’hui reconvertie en auberge de jeunesse, la maison témoigne de l’importance stratégique de Cepoy dans la gestion des canaux d’Orléans et du Loing. Son enclos regroupait autrefois tous les services techniques nécessaires à leur entretien, à l’image du site similaire de Grignon sur le canal d’Orléans. La propriété appartient désormais à une association, préservant ainsi ce patrimoine industriel et fluvial.