Construction de la maison 1550 (≈ 1550)
Millésime gravé sur le trumeau.
13 juin 1929
Classement monument historique
Classement monument historique 13 juin 1929 (≈ 1929)
Inscription des façades et toitures.
1932
Tournage du film *L’Ami Fritz*
Tournage du film *L’Ami Fritz* 1932 (≈ 1932)
Source de son surnom actuel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur le quai et rue des Remparts avec oriel et toitures : inscription par arrêté du 13 juin 1929
Personnages clés
Breitenacker - Famille noble
Écu au soleil présent sur la logette.
Origine et histoire de la Maison des Tanneurs
La maison des Tanneurs, située au 63 rue du Faubourg-de-Bitche à Wissembourg (Bas-Rhin), est un édifice emblématique du XVIe siècle, construit en 1550 comme l’atteste le millésime gravé sur son trumeau. Son architecture combine des éléments gothiques tardifs et Renaissance, visibles notamment dans sa porte d’entrée et sa logette ornée de médaillons antiques, têtes sculptées, écus et motifs d’acanthes. Les façades, en grès avec chaînes d’angle, présentent des fenêtres à meneaux et croisées, partiellement restituées. Trois écus armoriés, dont l’un porte le soleil des Breitenacker, ornent la logette, bien que leur lien avec le métier de tanneur – souvent évoqué – reste hypothétique.
Classée monument historique par arrêté du 13 juin 1929, la maison doit aussi sa notoriété au film L’Ami Fritz (1932), tourné sur place. Son pignon est et son élévation nord donnent respectivement sur la Lauter et la rue des Remparts, tandis que son toit, doté de deux demi-croupes, et sa distribution intérieure ont été remaniés. Des portes intérieures murées témoignent d’une ancienne communication avec un bâtiment mitoyen, aujourd’hui disparu. Les meneaux de la façade sud, comme certains écus, pourraient dater de restaurations du XIXe siècle.
L’hypothèse selon laquelle cette maison aurait abrité des tanneurs repose sur un écu représentant un racloir percé d’un clou, objet évoquant ce métier. Cependant, aucun élément architectural ou historique ne confirme cette activité, les autres écus suggérant plutôt des liens avec des tonneliers ou des marques domestiques. La maison illustre ainsi les pratiques artisanales et symboliques de l’Alsace Renaissance, entre héritage médiéval et influences humanistes.
Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son style hybride que pour ses détails sculptés, comme les vases et acanthes de la logette. Bien que certaines parties aient été modifiées (toiture, élévation postérieure), l’édifice conserve des caractéristiques originales, notamment dans son pignon est. Aujourd’hui, elle reste un témoignage majeur de l’architecture civile alsacienne de la période moderne.