Crédit photo : isamiga76 + Markus3 (Marc ROUSSEL) (interventions - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1580
Incendie et division
Incendie et division
1580 (≈ 1580)
Bâtiment divisé en hostellerie et brasserie.
1597
Passage des Espagnols
Passage des Espagnols
1597 (≈ 1597)
Dégâts lors des guerres de la Ligue.
1635
Guerre de Trente Ans
Guerre de Trente Ans
1635 (≈ 1635)
Nouveaux dommages subis par le bourg.
XVe-XVIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période de construction du logis gothique.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés.
XIXe siècle
Attribution erronée aux Templiers
Attribution erronée aux Templiers
XIXe siècle (≈ 1865)
Confusion historique sur son origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison des Templiers : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Frères Duthoit - Artistes-dessinateurs |
Auteurs de croquis conservés à Amiens. |
| Roselyne Bulan et Marcel Evrard - Historiens locaux |
Auteurs d’une étude sur Domart-en-Ponthieu. |
| Auguste Janvier et Charles Bréart - Historiens |
Auteurs d’un ouvrage sur l’histoire locale. |
Origine et histoire
La maison dite « des Templiers » ou « échevinale » est en réalité un bâtiment civil des XVe et XVIe siècles, situé à Domart-en-Ponthieu (Somme). Bien que son nom évoque les Templiers, aucun lien historique n’existe avec cet ordre : ceux-ci n’ont jamais possédé de biens dans la commune. L’appellation « maison échevinale » est également erronée, car les réunions des échevins se tenaient ailleurs dans le bourg. À l’origine, ce logis massif en pierre calcaire, orné d’arcades gothiques, appartenait probablement à un riche laïc et était surnommé le « Grand Hôtel » au XVIe siècle.
En 1580, un incendie endommagea gravement le bâtiment, conduisant à sa division en deux parties : une hostellerie (Saint-Nicolas) à gauche et une brasserie à droite. Malgré les destructions subies lors des guerres de la Ligue (passage des Espagnols en 1597) et de la guerre de Trente Ans (à partir de 1635), la structure survécut. Les modifications ultérieures, comme la perte des ouvertures d’origine à gauche et les transformations à droite, altérèrent son apparence initiale. Les frères Duthoit en firent des dessins conservés au Musée de Picardie à Amiens.
C’est au XIXe siècle que l’édifice fut à tort associé aux Templiers, puis à l’échevinage. Dès 1840, il figura parmi les premiers monuments historiques classés en France. Sa façade, marquée par six arcades en tiers-point et des fenêtres à remplage trilobé, illustre l’architecture gothique civile de la région. Les sources écrites, comme les travaux de Roselyne Bulan ou Auguste Janvier, confirment son importance patrimoniale, bien que son histoire exacte reste partiellement énigmatique.