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Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine Templier Maison des Templiers

Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu

    24-28 Rue Gaston Morin
    80620 Domart-en-Ponthieu
Propriété privée
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Maison des Templiers de Domart-en-Ponthieu
Crédit photo : isamiga76 + Markus3 (Marc ROUSSEL) (interventions - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1580
Incendie et division
1597
Passage des Espagnols
1635
Guerre de Trente Ans
XVe-XVIe siècles
Construction initiale
1840
Classement monument historique
XIXe siècle
Attribution erronée aux Templiers
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison des Templiers : classement par liste de 1840

Personnages clés

Frères Duthoit - Artistes-dessinateurs Auteurs de croquis conservés à Amiens.
Roselyne Bulan et Marcel Evrard - Historiens locaux Auteurs d’une étude sur Domart-en-Ponthieu.
Auguste Janvier et Charles Bréart - Historiens Auteurs d’un ouvrage sur l’histoire locale.

Origine et histoire

La maison dite « des Templiers » ou « échevinale » est en réalité un bâtiment civil des XVe et XVIe siècles, situé à Domart-en-Ponthieu (Somme). Bien que son nom évoque les Templiers, aucun lien historique n’existe avec cet ordre : ceux-ci n’ont jamais possédé de biens dans la commune. L’appellation « maison échevinale » est également erronée, car les réunions des échevins se tenaient ailleurs dans le bourg. À l’origine, ce logis massif en pierre calcaire, orné d’arcades gothiques, appartenait probablement à un riche laïc et était surnommé le « Grand Hôtel » au XVIe siècle.

En 1580, un incendie endommagea gravement le bâtiment, conduisant à sa division en deux parties : une hostellerie (Saint-Nicolas) à gauche et une brasserie à droite. Malgré les destructions subies lors des guerres de la Ligue (passage des Espagnols en 1597) et de la guerre de Trente Ans (à partir de 1635), la structure survécut. Les modifications ultérieures, comme la perte des ouvertures d’origine à gauche et les transformations à droite, altérèrent son apparence initiale. Les frères Duthoit en firent des dessins conservés au Musée de Picardie à Amiens.

C’est au XIXe siècle que l’édifice fut à tort associé aux Templiers, puis à l’échevinage. Dès 1840, il figura parmi les premiers monuments historiques classés en France. Sa façade, marquée par six arcades en tiers-point et des fenêtres à remplage trilobé, illustre l’architecture gothique civile de la région. Les sources écrites, comme les travaux de Roselyne Bulan ou Auguste Janvier, confirment son importance patrimoniale, bien que son histoire exacte reste partiellement énigmatique.

Liens externes