Frise chronologique
1624
Premier incendie
Premier incendie
1624 (≈ 1624)
Murs et boutiques du rez-de-chaussée conservés.
Entre 1624 et 1692
Plafonds à la française
Plafonds à la française
Entre 1624 et 1692 (≈ 1692)
Réalisés après le premier incendie.
1692
Second incendie
Second incendie
1692 (≈ 1692)
Maison parmi les rares conservées.
XVIIIe siècle
Ajout de lambris
Ajout de lambris
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Décoration intérieure enrichie.
18 février 1998
Inscription MH
Inscription MH
18 février 1998 (≈ 1998)
Monument Historique protégé.
Début XXe siècle
Rhabillage de la façade
Rhabillage de la façade
Début XXe siècle (≈ 2004)
Inspiré de la maison de Valence.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison (cad. AP 129) : inscription par arrêté du 18 février 1998
Personnages clés
| Information non disponible - Propriétaire initial (XVIIe siècle) |
Famille représentée en bustes. |
Origine et histoire
La Maison des Têtes de Briançon est un monument emblématique du XVIIe siècle, situé dans la ville haute de Briançon. Composée de deux corps de bâtiments reliés par une cage d'escalier et une cour centrale, elle se distingue par sa façade principale à cinq niveaux, ornée de bustes en bas-relief représentant la famille du propriétaire en costume régional. Ces sculptures, placées sous les appuis de fenêtres, ainsi que les chambranles en pointes de diamant, confèrent à l'édifice un caractère unique. L'intérieur conserve des décors remarquables, comme des voûtes d'arêtes dans le vestibule, des plafonds à la française dans les couloirs, et des lambris du XVIIIe siècle.
L'histoire de la maison est marquée par deux incendies majeurs : celui de 1624, qui épargna partiellement la structure (murs et boutiques du rez-de-chaussée), et celui de 1692, après lequel elle fut l'un des rares immeubles conservés à Briançon. Les plafonds à la française, datés entre ces deux événements, témoignent de cette période de reconstruction. Au XVIIIe siècle, des lambris furent ajoutés, enrichissant le décor intérieur. La façade sur la rue de la Gargouille, rhabillée au début du XXe siècle, s'inspire de la Maison des Têtes de Valence, avec des bustes en coiffe briançonnaise représentant alors la famille propriétaire.
Architecturalement, la maison allie fonctionnalité et esthétique. Le bâtiment principal, à trois étages carrés et un comble, abrite des commerces voûtés au rez-de-chaussée, tandis que l'escalier, aux volées parallèles et berceaux inclinés, illustre un savoir-faire artisanal remarquable. Les culots des paliers, inspirés des ordres toscans, corinthiens et ioniques, soulignent l'influence classique. À l'arrière, une élévation irrégulière contraste avec la symétrie de la façade avant, reflétant les adaptations successives du bâtiment. Aujourd'hui, la maison reste un témoignage précieux de l'histoire urbaine de Briançon et de son patrimoine architectural préservé.