Frise chronologique
début XVIe siècle
Attestation du moulin à eau
Attestation du moulin à eau
début XVIe siècle (≈ 1604)
Premières traces du moulin sur le site.
1748
Invention du premier métier à tresser
Invention du premier métier à tresser
1748 (≈ 1748)
Par Thomas Waldford (Angleterre).
1784
Brevet du métier à treize fuseaux
Brevet du métier à treize fuseaux
1784 (≈ 1784)
Perrault obtient des lettres patentes.
XIXe siècle
Transformation en fabrique
Transformation en fabrique
XIXe siècle (≈ 1865)
Passage du moulinage à la production de tresses.
début XIXe siècle
Mécanisation à Saint-Chamond
Mécanisation à Saint-Chamond
début XIXe siècle (≈ 1904)
Introduction de la vapeur par Richard.
1993
Création du musée-atelier
Création du musée-atelier
1993 (≈ 1993)
Ouverture au public comme lieu patrimonial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Thomas Waldford - Inventeur anglais |
Créa la première machine à tresser (1748). |
| Bockmüll - Ingénieur allemand |
Perfectionna le métier en fer. |
| Perrault - Inventeur français |
Brevet du métier en bois (1784). |
| Charles-François Richard - Industriel |
Introduisit la vapeur à Saint-Chamond. |
| Joseph de Montgolfier - Démonstrateur au Conservatoire |
Présenta le modèle de Perrault (1807). |
Origine et histoire
La Maison des tresses et lacets est installée sur l’emplacement d’un ancien moulin à eau attesté dès le début du XVIe siècle. Ce site, situé au lieu-dit le Moulin Pinte sur les bords du Dorlay (affluent du Gier), fut d’abord un moulinage avant de devenir une fabrique de tresses et lacets au XIXe siècle. L’énergie hydraulique, fournie par une roue à augets de six mètres de diamètre, permettait d’actionner jusqu’à sept cents métiers à tresser, produisant divers articles textiles comme des rubans, galons ou lacets.
Entre le début du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, cette usine employait environ soixante ouvrières. Elle illustre l’industrialisation locale, liée à l’innovation des métiers à tresser, dont les origines remontent à des inventions européennes des XVIIIe et XIXe siècles. En 1748, l’Anglais Thomas Waldford conçut la première machine à tresser, perfectionnée ensuite par l’Allemand Bockmüll (métier en fer) et le Français Perrault (métier en bois à treize fuseaux, breveté en 1784).
La mécanisation s’accélère au début du XIXe siècle grâce à Charles-François Richard, qui introduit à Saint-Chamond (Loire) des métiers améliorés et une force motrice à vapeur, donnant à la région un quasi-monopole sur la production de lacets sous l’Empire. La Maison des tresses et lacets, transformée en musée-atelier depuis 1993, perpétue ce patrimoine industriel en faisant fonctionner des machines d’époque et en fabriquant des articles traditionnels. Elle s’inscrit dans les actions de valorisation du parc naturel régional du Pilat.
Les métiers à tresser exposés témoignent de l’évolution technique, depuis les modèles manuels jusqu’aux machines hydrauliques. Leur production servait notamment la mode, avec des articles comme les croquets ou galons. Aujourd’hui, l’entreprise de Sainte-Sigolène (Loire), labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, perpétue cette tradition, rappelant l’importance historique de cette industrie dans la région.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 04 77 20 91 06