Frise chronologique
1770-1771
Construction par les Ursulines
Construction par les Ursulines
1770-1771 (≈ 1771)
Édifiée par Joseph Gerdy pour les religieuses.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1792 (≈ 1792)
Acquise par un particulier après la Révolution.
1837
Rachat par la commune
Rachat par la commune
1837 (≈ 1837)
Transformée en écoles et mairie.
1997
Classement partiel
Classement partiel
1997 (≈ 1997)
Inscrite aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment principal ; façades et toitures des deux pavillons sur la rue ; murs de clôture ; murs de soutènement et escalier du jardin et l'ancienne vigne (cad. AA 74, 75) : inscription par arrêté du 30 juillet 1997
Personnages clés
| Joseph Gerdy - Maître maçon |
Constructeur du bâtiment en 1770-1771. |
Origine et histoire
La Maison des Ursulines de Dole, située à Choisey (Jura), fut édifiée entre 1770 et 1771 par les religieuses Ursulines. Confiée au maître maçon Joseph Gerdy, cette construction reflète l’architecture civile religieuse du 3e quart du XVIIIe siècle. Le bâtiment, initialement dédié à l’éducation ou à la vie communautaire, incarne l’influence des congrégations féminines dans la région avant la Révolution.
En 1792, dans le cadre des lois révolutionnaires sur les biens du clergé, la maison fut vendue comme bien national à un particulier. Ce changement de propriété marque la rupture avec sa vocation religieuse originelle. La commune de Choisey la racheta en 1837 pour y installer des écoles et la mairie, illustrant la réaffectation fréquente des bâtiments religieux en équipements publics au XIXe siècle.
Classée partiellement aux Monuments Historiques en 1997, la maison conserve des éléments remarquables : façades, toitures des pavillons, murs de clôture, et un escalier de jardin avec son ancienne vigne. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale du site, aujourd’hui propriété communale. La précision de sa localisation est estimée à 6/10, selon les données Mérimée.
Le bâtiment témoigne aussi des transformations sociales et politiques locales, depuis son rôle éducatif sous l’Ancien Régime jusqu’à sa fonction administrative contemporaine. Son architecture, sobre mais élégante, rappelle l’héritage des maîtres maçons jurassiens comme Joseph Gerdy, dont le nom reste associé à sa construction.