Origine et histoire de la Maison-Dieu
La Maison-Dieu de Châtillon-sur-Thouet, fondée au XIIe siècle, est un ensemble religieux situé dans le département des Deux-Sèvres, en Nouvelle-Aquitaine. Ce prieuré, initialement dédié à l'accueil des pèlerins et des malades, se compose d’une église romane à nef unique et d’un cloître dont il ne subsiste que des vestiges. L’édifice est protégé au titre des monuments historiques depuis 1924 pour l’église et 1927 pour les autres parties.
L’église de la Madeleine, fondée en 1174 par Guillaume IV, seigneur de Parthenay, à son retour de pèlerinage, faisait partie d’un prieuré augustinien. Les bâtiments conventuels, aujourd’hui disparus, comprenaient un cloître dont les départs de voûtes, datés du XIVe siècle, sont encore visibles sur le mur nord. L’église, de plan simple avec une nef de deux travées et une abside arrondie, conserve un décor peint roman restitué, simulant un appareil de pierres.
Le prieuré prit le nom de Maison-Dieu après l’annexion d’une aumônerie voisine, offrant soins aux malades et aumône aux pauvres. Au XVIe siècle, la salle des malades devint le premier hôpital civil de Parthenay, avant d’être transférée dans la citadelle au XVIIe siècle. Le site inclut aussi des éléments remarquables comme un portail roman, une fenêtre ornée de colonnettes, et un escalier à vis avec tourelle polygonale.
Les protections au titre des monuments historiques couvrent l’ancienne église (classée en 1924), ainsi que les restes du cloître, une porte murée, des ouvertures donnant sur le chœur, et une loge voûtée (inscrits en 1927). Le prieuré illustre l’importance des établissements religieux médiévaux dans l’accueil des voyageurs et des démunis, tout en témoignant de l’évolution des structures hospitalières.
Selon les sources de Monumentum, la fondation du prieuré en 1174 s’inscrit dans un contexte de retour de Compostelle par Guillaume l’Archevêque, qui créa également l’église Saint-Jacques de Parthenay. Le cloître, aujourd’hui disparu, longeait le mur nord de l’église, dont le pignon occidental conserve un portail et une fenêtre à colonnettes, caractéristiques de l’art roman poitevin.