Maison dit Ostel Millet à Montluçon dans l'Allier

Maison dit Ostel Millet

  • 03100 Montluçon
Maison dit Ostel Millet
Maison dit Ostel Millet
Maison dit Ostel Millet
Maison dit Ostel Millet
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Changement de propriété
XVIIIe siècle
Agrandissement et modifications
XIXe siècle
Restauration néogothique
2003
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La maison comprenant une tourelle d'escalier et des caves avec un vivier (cad. AM 191) : inscription par arrêté du 19 mai 2003

Personnages clés

Guillaume Millet Officier de finance et de justice des ducs de Bourbon, initiateur de la construction.
Olivier Millet Officier de finance et de justice des ducs de Bourbon, successeur de Guillaume Millet.
Anthoine Millet Seigneur de la Chastelette, vendeur de la demeure en 1573.
Jean-Baptiste Verrouquier de Saint-Argier Propriétaire ayant fait construire une nouvelle aile au XVIIIe siècle.
Étienne de La Roche de Galmaud Lieutenant-colonel de cavalerie, propriétaire ayant fait percer de nouvelles baies.
François Augustin Grozieux de Laplaine Notaire responsable de la reconstruction de la façade au XIXe siècle.

Origine et histoire

La maison dite Ostel Millet, parfois nommée maison des Condé, est un hôtel noble de Montluçon (Allier) dont la construction et les premiers travaux datent du XVe siècle, sous l’autorité de Guillaume Millet (décédé vers 1436) puis d’Olivier Millet (décédé en 1474), officiers de finance et de justice des ducs de Bourbon à Montluçon puis à Moulins ; leurs descendants furent lieutenants généraux du bailliage royal de Saint-Pierre-le-Moûtier au XVIe siècle. Vendue en 1573 par Anthoine Millet, seigneur de la Chastelette, la demeure appartint tout au long du XVIIe siècle à des membres de la famille Charreton (sieurs de Fujasse, de Rincey). En 1712 Jean-Baptiste Verrouquier de Saint-Argier fit construire une nouvelle aile au sud, au cours du premier quart du XVIIIe siècle. Vers 1765-1773, de nouvelles baies furent percées aux étages à la demande d’Étienne de La Roche de Galmaud, lieutenant-colonel de cavalerie, ou de sa veuve Marie d’Assy de Viersat ; une extension à l’est a également été réalisée à une date non précisée. La façade sur la rue Notre-Dame, frappée d’alignement, a été reconstruite au milieu du XIXe siècle dans un style néogothique par le notaire François Augustin Grozieux de Laplaine, qui fit placer à l’étage noble, au centre, une statue en terre cuite de saint François de Sales dans une niche surmontée d’un dais réemployé de style gothique flamboyant. Les percements néogothiques du rez-de-chaussée donnant sur la rue furent effectués en 1998, à l’exception de la porte d’entrée, surmontée d’un cuir à écusson sculpté du XVIIe siècle. La façade sur cour, donnant sur la rue de la Charité, conserve une tourelle d’escalier ornée d’un décor gothique comprenant un encadrement de porte à accolade, des pinacles, un écu et un écusson, surmontés d’une baie avec garde-corps sculpté en croix de Saint-André. À l’intérieur, un escalier à vis en pierre au couronnement voûté dessert des appartements décorés aux XVIIIe et XIXe siècles. L’appellation « maison des Condé », retenue en 1928, n’a aucun fondement historique connu. La maison est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 2003 ; sont protégés la maison elle‑même, la tourelle d’escalier et les caves avec leur vivier.

Liens externes