Construction de la maison XVe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Période d'édification pour la bourgeoisie locale.
13 mars 1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 mars 1987 (≈ 1987)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite à lanterne (cad. AS 145) : classement par arrêté du 13 mars 1987
Personnages clés
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Origine et histoire
La Maison dite à lanterne, située à Morlaix, est un monument historique emblématique des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Ce rare exemple d’architecture civile en pan de bois, réservé à la bourgeoisie morlaisienne (tisserands et armateurs), se distingue par sa structure en trois parties : un bâtiment sur rue à façade en encorbellement ornée de statues, une cour intérieure éclairée par une toiture vitrée, et un troisième corps relié par des passerelles en bois appelées ponts d’allée. L’édifice, classé en 1987, allie granit au rez-de-chaussée et pans de bois sculptés aux étages, avec des sablières moulurées et des montants décorés de colonnettes.
La cour abrite un escalier à vis en bois d’un seul tenant, entièrement ouvert sur l’extérieur, dont les rampes à panneaux sont ornées de serviettes (motifs sculptés). Le poteau central, sculpté, se termine par une statue de Saint-Jean l’Évangéliste. Les pièces principales présentent des niches abritant des statuettes religieuses, dont la Vierge, Saint-Jacques, Saint-Laurent, Saint-Nicolas et Sainte-Barbe. Ce monument illustre l’opulence de la bourgeoisie marchande de Morlaix, mêlant fonctions résidentielle, symbolique (décors religieux) et pratique (passerelles pour la circulation interne).
La protection de la Maison dite à lanterne par arrêté du 13 mars 1987 souligne son importance patrimoniale. Propriété de la commune, elle témoigne des techniques constructives locales, comme l’usage du granit pour les fondations et du bois pour les étages, ainsi que de l’influence des activités portuaires et textiles sur l’architecture urbaine. Son état de conservation en fait un exemple a priori satisfaisant (niveau 6/10 selon Monumentum) de ce patrimoine, bien que sa localisation exacte (9 ou 7 Grande-Rue) fasse débat.