Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Maison dite de Bonaventure à Tours en Indre-et-Loire

Maison dite de Bonaventure

    26 Rue Georges Courteline
    37000 Tours
Propriété privée
Crédit photo : Benjamin Smith - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1900
2000
1480
Construction de l'hôtel
18 février 1942
Inscription aux Monuments Historiques
1944
Destruction par bombardements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison dite du Dauphin : classement par arrêté du 26 octobre 1910

Personnages clés

Thomas Tacquin - Seigneur de Bonaventure et chambellan Commanditaire de la maison en 1480.

Origine et histoire

La maison de Bonaventure était un hôtel particulier construit en 1480 à Tours, dans le quartier du Vieux-Tours. Située au 2 passage des Jacobins, elle fut édifiée par Thomas Tacquin, seigneur de Bonaventure et chambellan du roi. Ce bâtiment représentait un exemple typique de l’architecture civile de la fin du Moyen Âge, avec une aile en retour d’équerre et une tourelle carrée en encorbellement.

L’aile sud conservait une salle voûtée au rez-de-chaussée, ornée de croisées d’ogives à moulures prismatiques. Les culs-de-lampe et une clé armoriée (dont les armoiries étaient effacées) témoignaient de son prestige. À l’étage, une tourelle abritait un petit cabinet relié à la salle principale, illustrant le raffinement des résidences aristocratiques de l’époque.

Classée monument historique le 18 février 1942, la maison fut détruite en 1944 lors des bombardements de Tours pendant la Seconde Guerre mondiale. Seuls des documents et des descriptions architecturales, comme ceux de la base Mérimée, permettent aujourd’hui d’en retracer l’histoire et les caractéristiques.

Le site occupait une place symbolique dans le patrimoine tourangeau, reflétant à la fois le pouvoir des seigneurs locaux et les destructions subies par la ville au XXe siècle. Son inscription précoce (1942) soulignait son importance, malgré sa disparition tragique deux ans plus tard.

Liens externes