Frise chronologique
1448
Création de l'ordre du Croissant
Création de l'ordre du Croissant
1448 (≈ 1448)
Fondé par René d'Anjou, évoqué par la devise.
2e moitié du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
2e moitié du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle (≈ 1625)
Période estimée pour l'édification du monument.
1961
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1961 (≈ 1961)
Protection des façades et toitures par arrêté.
1962
Restauration par Henri Enguehard
Restauration par Henri Enguehard
1962 (≈ 1962)
Modification du hourdis et restitution des fenêtres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| René d'Anjou - Fondateur de l'ordre du Croissant |
Lien supposé via la devise. |
| Henri Enguehard - Architecte angevin |
Dirigea la restauration de 1962. |
Origine et histoire
La Maison dite de la Tour, située à Angers dans le département de Maine-et-Loire, est un monument historique dont la construction remonte à la seconde moitié du XVe siècle ou au premier quart du XVIe siècle. Elle se distingue par une tour d'escalier en vis hors-œuvre, édifiée en tuffeau, qui lui donne son nom. Cette tour, toujours visible à l'angle de deux rues, était déjà mentionnée sous cette appellation au XVIIIe siècle. La façade adjacente, en pan de bois sur deux étages carrés, combine des matériaux locaux : le rez-de-chaussée en tuffeau, le reste en schiste, et un hourdis initialement en torchis (remplacé par de la brique lors d'une restauration). Les couvertures incluent des toits en longs pans pour le logis et un toit polygonal pour la tour.
La maison est aussi connue sous le nom « le Croissant », d'après un censif de la cathédrale du XVIIe siècle. Cette dénomination pourrait faire référence à l’ordre du Croissant, fondé en 1448 par René d’Anjou, bien qu’aucun document ne prouve un lien direct entre le monument et cet ordre chevaleresque. Les armes de saint Maurice (ajoutées ultérieurement) et la devise « loz en croissant », gravées au-dessus de la porte de la tour, renforcent cette hypothèse. Les vantaux de porte gothiques, visibles aujourd’hui, semblent cependant avoir été rapportés lors de la restauration de 1962, dirigée par l’architecte angevin Henri Enguehard. Cette intervention a modifié certains éléments, comme le hourdis en torchis remplacé par de la brique, et restitué des fenêtres dans leur état d’origine.
Classée Monument Historique par arrêté du 10 juin 1961, la maison protège ses façades sur rues et toitures correspondantes. Propriété d’une société privée, elle illustre l’architecture civile médiévale angevine, mêlant fonctionnalité défensive (tour d’escalier saillante) et ornementation symbolique (références à l’ordre du Croissant). Son état actuel résulte à la fois de sa construction d’origine et des restaurations modernes, notamment celle des années 1960.