Frise chronologique
1492-1497
Première mention écrite
Première mention écrite
1492-1497 (≈ 1495)
Terrier des ducs de Bourbon (Pinon Perron).
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Demeure de marchands aisés sous les ducs de Bourbon.
1681
Description détaillée
Description détaillée
1681 (≈ 1681)
Terrier décrivant trois maisons jointes.
11 mars 1935
Classement partiel
Classement partiel
11 mars 1935 (≈ 1935)
Inscription façade et toiture aux MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 11 mars 1935
Personnages clés
| Pinon Perron - Propriétaire initiale |
Femme d’Olivier de Beaumanoir, marchand. |
| Olivier de Beaumanoir - Bourgeois et marchand |
Époux de Pinon Perron (fin XVe). |
| Nicolas Berthet - Apothicaire |
Copropriétaire en 1681. |
| Guillaume Buglet - Praticien en droit |
Copropriétaire en 1681. |
Origine et histoire
La maison dite de Sainte-Anne, située à Montluçon dans le département de l’Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes), est un édifice civil du XVe siècle, représentatif de l’architecture médiévale bourgeoise. Sa façade se distingue par ses deuxième et troisième niveaux en encorbellement, soutenus par des corbeaux en pierre, ainsi que par ses colombages en X au premier étage et rectangulaires au troisième. Un arc ogival couronne le pignon, tandis qu’une niche abritant une statue de sainte Anne, à l’angle de la Grand’rue et de la rue Sainte-Anne, a donné son nom à la maison et à l’artère.
À l’origine, cette demeure appartenait à des marchands aisés, comme en témoigne sa mention dans le terrier des ducs de Bourbon à la fin du XVe siècle sous le nom de Pinon Perron, épouse d’Olivier de Beaumanoir, bourgeois et marchand. Le document de 1681 la décrit comme un ensemble de trois maisons jointes comprenant chambres, greniers, boutiques, celliers et une cave, alors en copropriété entre Nicolas Berthet (apothicaire), les héritiers d’Antoine Preschonnet, et Guillaume Buglet (praticien en droit).
La maison illustre le dynamisme économique de Montluçon à la Renaissance, où le commerce et l’artisanat prospéraient sous l’influence des ducs de Bourbon. Son architecture mêle fonctions résidentielles et commerciales, typiques des maisons de marchands de l’époque. La façade, classée avec sa toiture depuis 1935, conserve des éléments gothiques comme une lucarne à accolade et des chambranles chanfreinés, reflétant le statut social de ses propriétaires.
L’édifice doit son nom actuel à la statue de sainte Anne, installée dans une niche d’angle, qui a marqué l’identité du quartier. Cette dévotion locale, combinée à la préservation de détails architecturaux (poutre en bois apparente, corbeaux sculptés), en fait un témoignage rare de l’habitat urbain médiéval dans le Bourbonnais.