Construction initiale Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édification de la tourelle d'escalier et des ailes avec des éléments architecturaux gothiques flamboyants.
1643
Propriété des princes de Monaco
Propriété des princes de Monaco 1643 (≈ 1643)
La vicomté de Carlat est érigée en comté et la maison est utilisée pour la gouvernance locale.
Milieu du XVIIe siècle
Rénovations et ajouts
Rénovations et ajouts Milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Remaniement des fenêtres et ajout d'un corps de logis en retour sur la rue du Bailliage.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
La propriété est vendue à Jean Revel, jeune procureur du bailliage de Vic.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tourelle d'escalier : classement par arrêté du 16 mars 1921 ; Deux ailes flanquant la tourelle déjà classée : inscription par arrêté du 16 mars 1934 ; Pièce du premier étage avec sa cheminée et ses lambris (cad. AX 76) : inscription par arrêté du 11 juin 1990
Personnages clés
Jacques d'Armagnac
Ancien propriétaire de la vicomté avant sa confiscation par Louis XI.
Pierre II, duc de Bourbon
Réunit la vicomté au duché d'Auvergne en 1489.
Jean Revel
Procureur du bailliage de Vic, acquéreur de la maison en 1792.
Origine et histoire de la Maison dite des princes de Monaco
L'ancien hôtel des Princes de Monaco est un manoir urbain situé dans le bourg de Vic-sur-Cère (Cantal). Il se compose d'une tourelle d'escalier flanquée de deux ailes et présente des éléments architecturaux datés du XVe siècle. La tourelle a conservé sa porte d'entrée et deux fenêtres, et l'aile gauche possède encore ses baies du XVe siècle. Certaines parties ont été construites en brèches volcaniques durant la première moitié du XVIe siècle. Le tympan de la porte d'accès, en accolade de style gothique flamboyant, est orné d'une annonciade sculptée en relief, aujourd'hui mutilée. Cet élément permet de situer la construction entre la fin du XVe siècle et la période qui suit la confiscation de la vicomté par Louis XI à Jacques d'Armagnac, lorsque Pierre II, duc de Bourbon, réunit la vicomté au duché d'Auvergne (1489). La toiture à longs pans et croupes est couverte en schiste et sa forte saillie est soutenue par des consoles de bois. Au milieu du XVIIe siècle, des fenêtres ont été remaniées et un corps de logis a été ajouté en retour sur la rue du Bailliage. L'intérieur comporte des lambris utilisant des éléments décoratifs traditionnels du XVIIe siècle ; la pièce du premier étage, sa cheminée et ses lambris ont été inscrites au titre des monuments historiques en 1990. La tourelle d'escalier a été classée par arrêté du 16 mars 1921 et les deux ailes inscrites par celui du 16 mars 1934. La maison appartint à la famille de Monaco lorsque la vicomté de Carlat fut érigée en comté en 1643. À cette occasion, la vicomté fut démembrée : la seigneurie et la justice inférieure (sénéchaussée de Vic) furent rendues au comte de Carladez — probablement exercées dans ce bâtiment — tandis que la justice supérieure resta royale et constitua le bailliage de Vic, dont l'auditoire et la geôle se situaient en face de l'église paroissiale. Trop modeste pour servir de résidence princière, le manoir a surtout logé l'officier ou le magistrat gouvernant la comté pour le prince et abrité l'auditoire de la prévôté et ses archives. La parcelle était anciennement plus étendue : elle comprenait trois maisons à gauche, rue du Moine de Montaudon jusqu'à l'ancienne école Saint-Joseph, et, à droite, deux maisons et un jardin vers la place du Carladez. Vendue comme bien national en 1792, elle fut achetée par Jean Revel, jeune procureur du bailliage de Vic, qui en était encore propriétaire en 1811. L'accès se fait par la rue qui monte jusqu'à l'église en passant par la place de Monaco. L'intérieur de la tour n'est pas ouvert au public, mais le site de la propriétaire propose une visite virtuelle illustrée par des photographies, notamment de l'escalier à vis en brèche volcanique qui dessert les différents niveaux.