Frise chronologique
1479
Séjour de Giuliano della Rovere
Séjour de Giuliano della Rovere
1479 (≈ 1479)
Futur pape Jules II réside dans la maison.
1533
Agrandissement et inscription
Agrandissement et inscription
1533 (≈ 1533)
Date gravée sur tour et loggia.
2 décembre 1926
Classement partiel
Classement partiel
2 décembre 1926 (≈ 1926)
Façade intérieure inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur cour intérieure : inscription par arrêté du 2 décembre 1926
Personnages clés
| Giuliano della Rovere (futur pape Jules II) - Archevêque d'Avignon |
Résida dans la maison en 1479. |
| Guillaume de Haraucourt - Évêque de Verdun |
Emprisonné 16 ans à la Bastille. |
| Louis XI - Roi de France |
Ordonna l’arrestation de l’évêque. |
| Sixte IV - Pape (oncle de Jules II) |
S’opposa à l’emprisonnement de Haraucourt. |
Origine et histoire
La maison dite du Pape Jules II est un édifice emblématique situé au cœur de Verdun, place de la Libération, dans le département de la Meuse en région Grand Est. Construite au 2e quart du XVIe siècle, elle porte les traces d’une histoire riche, mêlant architecture Renaissance et héritage religieux. Sa façade intérieure, ornée d’une tour et d’une loggia, fut érigée en 1533, comme en témoignent les inscriptions « ANNO M-CCCCC-XXXIII » gravées sur la tour et un pilier. Le portail d’entrée, marqué du nom « IVL II PONT MAX », rappelle le lien entre ce lieu et le pape Jules II, qui y séjournait bien avant son pontificat, en 1479.
La partie la plus ancienne de la maison, antérieure au XVIe siècle, abrite des éléments médiévaux comme des fenêtres trilobées sur la rue de la Magdeleine. À l’origine, ce bâtiment accueillit Giuliano della Rovere, alors archevêque d’Avignon et futur pape Jules II, lors d’un épisode politique tendu : son oncle, le pape Sixte IV, s’opposait à l’emprisonnement de l’évêque de Verdun, Guillaume de Haraucourt, détenu 16 ans à la Bastille sur ordre de Louis XI. La maison, agrandie en 1533 et remaniée au XVIIIe siècle, incarne ainsi à la fois l’histoire locale et les luttes d’influence entre pouvoir royal et Église.
La façade sur cour intérieure, unique élément protégé au titre des monuments historiques depuis 1926, illustre l’importance patrimoniale de ce lieu. Son emplacement central, face au monument à la Victoire et près du musée de la Princerie, en fait un témoin privilégié de l’évolution urbaine et architecturale de Verdun, entre Moyen Âge et époque moderne.