Construction des maisons 1679-1680 (≈ 1680)
Édification des maisons jumelles par Hilaire Renu, inspirées de l'architecture flamande.
1738
Installation de la Ferme Générale
Installation de la Ferme Générale 1738 (≈ 1738)
Un bureau de la Ferme Générale est installé au n°29 pour contrôler le négoce étranger.
17 avril 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 avril 1990 (≈ 1990)
Les façades et les toitures sont inscrites au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. PK 17) : inscription par arrêté du 7 décembre 1989
Personnages clés
Hilaire Renu
Bourgeois et marchand bordelais ayant fait construire les maisons hollandaises vers 1680.
Origine et histoire de la Maison dite hollandaise
Situées 28 et 29 quai des Chartrons à Bordeaux, les deux maisons jumelles, appelées « maisons hollandaises », ont été bâties vers 1680 par le bourgeois et marchand Hilaire Renu, qui n'était pas d'origine hollandaise. En 1679‑1680, Renu acquit les terrains au nord et au sud de l'Estey de Montréal, ouvrit les rues du Couvent et Latour et fit édifier ces maisons dont l'architecture s'inspire des modèles flamands. En 1738, la Ferme Générale installa au n°29 un bureau pour mieux contrôler le trafic du négoce étranger cherchant à s'affranchir des droits sur les marchandises importées ; ce bureau fonctionna jusqu'à la Révolution. L'originalité principale de ces constructions tient à la présence de pignons sur la façade donnant sur la Garonne, ce qui les soustrait à la loi de 1667 imposant aux négociants une façade à mur gouttereau ; elles constituent ainsi le dernier exemple de maison à pignon sur les quais. Les façades principales, face à la Garonne, sont coiffées de murs pignons à corniches et rampants, encadrés d'ailerons à volutes et de têtes de lions, tandis que les autres façades demeurent dépourvues de décor. Les niveaux — rez‑de‑chaussée, étage principal et second étage aménagé sous des toits à la Mansart — sont séparés par des bandeaux plats horizontaux ; les fenêtres sont à meneaux. Cette architecture témoigne de la prépondérance des Hollandais et des Flamands dans le commerce bordelais au XVIIe siècle. Les façades et les toitures ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 17 avril 1990.