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Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille dans les Bouches-du-Rhône

Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille

    3 Rue de la Prison
    13002 Marseille
Propriété d'une association
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Maison dite Maison Diamantée, actuellement musée du Vieux Marseille
Crédit photo : Robert Valette - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Fin XVIe - Début XVIIe siècle
Construction de la maison
1914
Sauvetage par Art et Charité
10 novembre 1925
Classement monument historique
1962
Don à la Ville de Marseille
1967-2009
Musée du Vieux Marseille
2019
Démarche contentieuse
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade et l'escalier : classement par arrêté du 10 novembre 1925

Personnages clés

Pierre Sebolin de Bollena - 2nd échevin de Marseille (1683) Propriétaire de la maison au XVIIe siècle.
François de Saboulin Bollena - 1er échevin de Marseille (1702) Neveu de Pierre, autre propriétaire.
Famille Castellane Majastre - Famille marseillaise influente Anciennement résidente des lieux.

Origine et histoire

La maison Diamantée, aussi appelée ancien hôtel de Saboulin Bollena, est un édifice emblématique de Marseille situé derrière la mairie, dans le quartier de l’hôtel de ville. Elle doit son nom à sa façade recouverte de pierres taillées en pointes de diamant (bossage prismatique), un style architectural rare. Classée monument historique depuis le 10 novembre 1925, elle est l’une des plus anciennes demeures conservées de la ville, avec l’Hôtel de Cabre. Sa construction, à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, s’inscrit sur l’emplacement des jardins du palais de Provence, commanditée par des familles aisées d’origine espagnole et italienne.

Au XVIIe siècle, la maison abrite des familles influentes de Marseille, comme celle de Pierre Sebolin de Bollena (2nd échevin en 1683) et de son neveu François de Saboulin Bollena (1er échevin en 1702), ainsi que les Castellane Majastre. À la fin du XIXe siècle, elle devient un logement pour des travailleurs du port et des immigrés italiens. La tradition orale l’associe à tort au palais du Roi René, comte de Provence. Sauvée de la ruine en 1914 par l’association Art et Charité, elle est ensuite léguée au Comité du Vieux-Marseille, qui en fait don à la ville en 1962 avec ses collections.

De 1967 à 2009, la Maison Diamantée accueille le Musée du Vieux Marseille, avant que ses collections ne soient transférées au Musée d’histoire de Marseille. En 2013, elle sert de siège à l’association organisatrice de Marseille-Provence, capitale européenne de la culture. Après cet événement, la ville en fait un usage administratif, ce qui provoque des tensions avec le Comité du Vieux Marseille. En 2019, ce dernier engage une démarche contentieuse pour obtenir la rétrocession du monument, arguant que sa vocation culturelle n’est plus respectée.

Architecturalement, la maison se distingue par sa façade à trois étages et son escalier central, soutenu par des colonnes doriques superposées. La rampe à balustres et les plafonds ornés de stucs témoignent de son prestige passé. Seuls la façade et l’escalier sont protégés par le classement de 1925. Aujourd’hui, son statut juridique (propriété associative) et son usage restent sujets à débat, entre préservation patrimoniale et enjeux municipaux.

Liens externes