Séisme destructeur 1843 (≈ 1843)
La maison a été construite après ce séisme.
1850-1860
Construction de la maison
Construction de la maison 1850-1860 (≈ 1855)
Période approximative de construction de la maison.
1863
Première vente
Première vente 1863 (≈ 1863)
Date de la première vente de la maison.
31 mai 1887
Naissance de Saint-John Perse
Naissance de Saint-John Perse 31 mai 1887 (≈ 1887)
Naissance d'Alexis Léger, dit Saint-John Perse, dans cette maison.
1995
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1995 (≈ 1995)
La façade et la toiture ont été inscrites au titre des monuments historiques.
2017
Démolition de la maison
Démolition de la maison 2017 (≈ 2017)
La maison a été démolie malgré son statut de monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et toiture du bâtiment sur rue (cad. AI 11) : inscription par arrêté du 1er août 1995
Personnages clés
Saint-John Perse
Écrivain et poète né dans cette maison en 1887.
Alexis Léger
Nom réel de Saint-John Perse, ayant passé ses douze premières années dans cette maison.
Origine et histoire
La maison natale de Saint-John-Perse se trouvait au 54, rue Achille-René-Boisneuf (ancienne rue d'Arbaud) à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Construite après le séisme de 1843, elle est datée approximativement des années 1850-1860 et existait déjà avant 1863, date de sa première vente. Petit immeuble d'habitation représentatif de l'architecture traditionnelle de la vieille ville, il associe un rez-de-chaussée en maçonnerie à deux étages en bois, une configuration destinée à mieux résister aux séismes, et une toiture en tôle. La façade et la toiture côté rue ont été inscrites au titre des monuments historiques le 1er août 1995 en raison de leur caractère pontois typique et de leur intérêt patrimonial pour la Guadeloupe. C'est dans cette maison que naquit le 31 mai 1887 l'écrivain et poète Alexis Léger, dit Saint-John Perse ; il y passa les douze premières années de sa vie, alternant notamment avec des séjours estivaux à l'habitation La Joséphine à Matouba, en Basse-Terre, et au Bois-Debout à Capesterre-Belle-Eau, avant de partir pour la métropole avec ses parents en mars 1899 pour s'installer à Pau. La famille était composée, du côté paternel, de juristes (notaires et avocats) et, du côté maternel, de propriétaires d'habitation. Après des années de manque d'entretien, l'édifice s'est progressivement dégradé. Malgré une souscription de sauvegarde financée en partie par l'Union européenne, aucun travaux de restauration n'ont été entrepris par la communauté d'agglomération Cap Excellence, qui avait acquis le bâtiment en 2014 en vue de travaux. Considérée comme présentant un péril pour les passants, la maison a été démolie le 23 septembre 2017 par un arrêté municipal pris la veille, décision qui a suscité de nombreuses contestations et critiques sur le respect des procédures applicables aux monuments historiques. Deux associations de protection du patrimoine ont saisi le tribunal administratif en 2018 ; ce dernier a annulé l'arrêté de démolition au motif que le bâtiment ne présentait pas un « péril particulièrement grave et imminent », sans toutefois ordonner la reconstruction à l'identique.