Frise chronologique
1791
Disparition du couvent
Disparition du couvent
1791 (≈ 1791)
Fin du couvent Sainte-Barbe pendant la Révolution.
vers 1820
Construction du pavillon
Construction du pavillon
vers 1820 (≈ 1820)
Bâti sous la Restauration pour la famille royale.
21 juillet 1858
Entretien de Plombières
Entretien de Plombières
21 juillet 1858 (≈ 1858)
Napoléon III et Cavour y discutent l’unité italienne.
14 avril 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
14 avril 1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et grand escalier : inscription par arrêté du 2 mars 1927
Personnages clés
| Duchesse d’Angoulême - Membre de la famille royale |
Séjourne au pavillon en 1828. |
| Duchesse d’Orléans - Membre de la famille royale |
Y apprend la mort de son mari en 1842. |
| Napoléon III - Empereur des Français |
Y séjourne trois fois (1857, 1858, 1865). |
| Camillo Cavour - Président du Conseil sarde |
Participe à l’entretien de 1858. |
Origine et histoire
Le pavillon des Princes est une maison située à Plombières-les-Bains, dans le département des Vosges, en région Grand Est. Construit vers 1820 sous la Restauration, il remplace l’ancienne maison de Lorette, infirmerie du couvent des capucins Sainte-Barbe, disparu en 1791. Ce lieu servit de résidence aux membres de la famille royale venus profiter des eaux thermales, comme la duchesse d’Angoulême en 1828 ou la duchesse d’Orléans en 1842.
Le pavillon est célèbre pour avoir accueilli Napoléon III lors de trois séjours (1857, 1858, 1865). C’est ici qu’eut lieu l’entretien de Plombières le 21 juillet 1858 entre l’empereur et Camillo Cavour, marquant un tournant pour l’unification italienne et le rattachement de la Savoie et de Nice à la France. L’édifice, de style sobre avec deux étages et un balcon en grès vosgien, fut aussi utilisé comme bureau de poste.
Classé monument historique en 1930, le pavillon se trouve dans le passage des Capucins, près de l’ancien jardin des capucins, aujourd’hui partiellement préservé. Son architecture modeste contraste avec son rôle central dans l’histoire diplomatique française et européenne. Le site est lié à l’essor thermal de Plombières, station prisée dès le XIXe siècle.