Fondation du *studium* XIVe siècle (2e moitié) (≈ 1450)
Création par Urbain V comme collège universitaire.
milieu du XVIIe siècle
Transformation en résidence
Transformation en résidence milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Devenu logement du bailli de l’évêque.
7 novembre 2016
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 7 novembre 2016 (≈ 2016)
Inscription totale du bâtiment et parcelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison dite « studium d'Urbain V » ou « Abescat » en totalité, telle que délimitée sur l'extrait de plan cadastral annexé à l'arrêté (cad. AR 71, 72, 73) : inscription par arrêté du 7 novembre 2016
Personnages clés
Urbain V - Pape (1362–1370)
Fonda le *studium* au XIVe siècle.
Origine et histoire
La maison dite Studium d’Urbain V, située à Gigean dans l’Hérault, est un édifice aux origines médiévales, fondé comme collège universitaire (studium) dans la seconde moitié du XIVe siècle. L’initiative en est attribuée au pape Urbain V, figure majeure de l’Église qui cherchait à développer les centres d’études en Languedoc. Bien que des traces d’un bâtiment antérieur ne soient pas exclues, sa vocation première était d’accueillir des étudiants et des enseignants, reflétant l’importance croissante des institutions éducatives ecclésiastiques à cette époque.
Au milieu du XVIIe siècle, le studium fut profondément remanié pour devenir la résidence du bailli de l’évêque de Montpellier. Cette transformation marqua un changement de fonction, passant de l’enseignement à l’administration épiscopale, et pourrait expliquer l’apparition du nom « Abescat », dont l’origine exacte reste incertaine. Malgré les modifications ultérieures, l’édifice conserve des éléments architecturaux médiévaux (comme des ouvertures ou des structures en pierre) ainsi que des ajouts des XVIIe et XVIIIe siècles, témoignant de son évolution.
Classé Monument Historique en 2016, le bâtiment est aujourd’hui propriété de la commune de Gigean. Son inscription à l’inventaire protège l’intégralité de la structure, y compris les parcelles cadastrales associées (AR 71, 72, 73). Bien que son usage actuel (visites, location, hébergement) ne soit pas précisé dans les sources, sa double histoire — à la fois intellectuelle et administrative — en fait un témoignage rare des dynamiques sociales et religieuses en Occitanie entre Moyen Âge et époque moderne.
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