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Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde en Corrèze

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde

  • 28 Rue des Échevins
  • 19100 Brive-la-Gaillarde
Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde
Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde
Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde
Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde
Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde
Maison dite Tour des Échevins à Brive-la-Gaillarde
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
19100 Brive-la-Gaillarde, 28 Rue des Échevins

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1500-1520
Construction initiale
1787
Résidence d'Antoine Delbos
1840
Rénovation du mur mitoyen
1889
Classement monument historique
1921
Restauration de la tour
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison à tourelle ou tour des Echevins : classement par liste de 1889

Personnages clés

Antoine Delbos, sieur du Bousquet - Conseiller au Grand Conseil du roi Habitant en 1787, père de Joseph Dubousquet.
Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie - Sous-préfet et député de la Corrèze Fils d’Antoine Delbos, né dans la maison.

Origine et histoire de la Maison dite Tour des Échevins

La maison dite Tour des Échevins est un bâtiment emblématique de Brive-la-Gaillarde, situé dans le département de la Corrèze, en Nouvelle-Aquitaine. Construite entre 1500 et 1520 en grès de Grammont, elle se distingue par une tourelle ornée d’un décor de la première Renaissance, visible rue des Échevins, et une seconde tourelle en surplomb côté rue du Lieutenant-Colonel-Farro. Ces éléments, ainsi qu’une partie de la façade d’origine percée de baies-fenêtres et d’une porte à linteau sculpté, témoignent de son architecture raffinée.

Au XVIIIe siècle, la maison abrite Antoine Delbos, sieur du Bousquet, conseiller au Grand Conseil du roi à partir de 1787. Son fils, Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie, y naît et devient sous-préfet de Brive en 1830, puis député de la Corrèze en 1848. Ces figures illustrent l’importance politique et sociale du lieu à travers les siècles.

Les façades subissent des modifications majeures au XIXe siècle, notamment en 1840, où un mur menaçant ruine est reconstruit entre la tour et la maison voisine. En 1921, une restauration par l’entreprise Brousse redonne éclat à la tour d’escalier, avec une reconstitution partielle de ses décors. Classée monument historique dès 1889, la maison incarne aujourd’hui un patrimoine architectural préservé, mêlant héritage Renaissance et transformations ultérieures.

Le bâtiment se caractérise aussi par des éléments défensifs comme une fausse bretèche, et des aménagements intérieurs tels qu’un escalier circulaire accessible depuis la rue des Échevins. Les matériaux utilisés, comme le grès fin de Grammont, et les détails sculpturaux (fleurons, linteaux en accolade) soulignent la maîtrise artisanale de l’époque. Malgré les altérations, la Tour des Échevins reste un témoignage rare de l’architecture civile de la première Renaissance en Limousin.

Son classement précoce en 1889 reflète sa valeur patrimoniale, tandis que les restaurations successives (notamment celle de 1921) ont permis de sauvegarder ses éléments les plus remarquables. Aujourd’hui, elle attire l’attention pour son mélange de fonctions résidentielles, défensives et esthétiques, typique des maisons de notables de la Renaissance.

Liens externes

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