Construction initiale 1500-1520 (≈ 1510)
Édification de la maison en grès de Grammont avec des éléments de la première Renaissance.
1840
Modification des latrines
Modification des latrines 1840 (≈ 1840)
Suppression des latrines et reconstruction du mur entre la tour et la maison mitoyenne.
XIXe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XIXe siècle (≈ 1865)
Remaniement des élévations et ouverture régulière de baies de part et d'autre des tours préservées.
1889
Classement historique
Classement historique 1889 (≈ 1889)
Classement de l'édifice au titre des monuments historiques.
1921
Restauration de la tour
Restauration de la tour 1921 (≈ 1921)
Restauration de la tour d'escalier par l'entreprise Brousse avec refonte de nombreuses parties du décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison à tourelle ou tour des Echevins : classement par liste de 1889
Personnages clés
Antoine Delbos
Conseiller au Grand Conseil et habitant de la maison, père de Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie.
Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie
Sous-préfet de Brive et député de la Corrèze, fils d'Antoine Delbos.
Origine et histoire de la Maison dite Tour des Échevins
La maison dite Tour des Échevins, située 28 rue des Échevins et 2 rue du Lieutenant‑Colonel‑Farro, jouxte la collégiale Saint‑Martin à Brive‑la‑Gaillarde (Corrèze). Construite vers 1500‑1520 en grès de Grammont, elle conserve plusieurs éléments de la première Renaissance. Côté rue des Échevins subsiste une tour d'escalier en vis ornée d'un décor remarquable de cette époque. Côté rue du Lieutenant‑Colonel‑Farro se trouve une tourelle en surplomb reposant sur un culot évoquant une fausse bretèche. À environ 30 m sur la rue des Échevins se remarque aussi une partie de la façade d'origine, percée de deux grandes baies et d'une porte ouvrant sur un escalier circulaire. Les trois élévations donnant sur la rue des Échevins et les places Latreille et Charles‑de‑Gaulle ont été remaniées au XIXe siècle, avec l'ouverture régulière de baies de part et d'autre des tours préservées. Du côté de la rue des Échevins, les latrines situées entre la tour et la maison mitoyenne ont été supprimées et le mur reconstruit en 1840. La tour d'escalier a été restaurée en 1921 par l'entreprise Brousse, au cours de laquelle de nombreuses parties du décor ont été refaites. Il est possible que la porte d'entrée donnant sur la rue des Échevins ait été percée à cette époque, entraînant l'amputation d'une partie du décor du culot. Lors de travaux de restauration, des croisées, les socles des fenêtres et le linteau de la porte en accolade, surmonté d'un fleuron « à feuilles de choux », ont été restitués. La maison a été habitée par Antoine Delbos, sieur du Bousquet, conseiller au Grand Conseil nommé par provisions le 28 mars 1787 et exerçant jusqu'en 1791. Il est le père de Joseph Antoine Nicolas Dubousquet‑Laborderie (1793‑1864), qui fut sous‑préfet de Brive en 1830 et élu député de la Corrèze le 23 avril 1848. L'édifice est classé au titre des monuments historiques sur liste en 1889.