Construction initiale 1500-1520 (≈ 1510)
Maison bâtie en grès de Grammont, décor Renaissance.
1787
Résidence d'Antoine Delbos
Résidence d'Antoine Delbos 1787 (≈ 1787)
Conseiller au Grand Conseil du roi.
1840
Rénovation du mur mitoyen
Rénovation du mur mitoyen 1840 (≈ 1840)
Mur reconstruit entre tour et maison voisine.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle de l'édifice.
1921
Restauration de la tour
Restauration de la tour 1921 (≈ 1921)
Décors refaits par l’entreprise Brousse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison à tourelle ou tour des Echevins : classement par liste de 1889
Personnages clés
Antoine Delbos, sieur du Bousquet - Conseiller au Grand Conseil du roi
Habitant en 1787, père de Joseph Dubousquet.
Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie - Sous-préfet et député de la Corrèze
Fils d’Antoine Delbos, né dans la maison.
Origine et histoire de la Maison dite Tour des Échevins
La maison dite Tour des Échevins est un bâtiment emblématique de Brive-la-Gaillarde, situé dans le département de la Corrèze, en Nouvelle-Aquitaine. Construite entre 1500 et 1520 en grès de Grammont, elle se distingue par une tourelle ornée d’un décor de la première Renaissance, visible rue des Échevins, et une seconde tourelle en surplomb côté rue du Lieutenant-Colonel-Farro. Ces éléments, ainsi qu’une partie de la façade d’origine percée de baies-fenêtres et d’une porte à linteau sculpté, témoignent de son architecture raffinée.
Au XVIIIe siècle, la maison abrite Antoine Delbos, sieur du Bousquet, conseiller au Grand Conseil du roi à partir de 1787. Son fils, Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie, y naît et devient sous-préfet de Brive en 1830, puis député de la Corrèze en 1848. Ces figures illustrent l’importance politique et sociale du lieu à travers les siècles.
Les façades subissent des modifications majeures au XIXe siècle, notamment en 1840, où un mur menaçant ruine est reconstruit entre la tour et la maison voisine. En 1921, une restauration par l’entreprise Brousse redonne éclat à la tour d’escalier, avec une reconstitution partielle de ses décors. Classée monument historique dès 1889, la maison incarne aujourd’hui un patrimoine architectural préservé, mêlant héritage Renaissance et transformations ultérieures.
Le bâtiment se caractérise aussi par des éléments défensifs comme une fausse bretèche, et des aménagements intérieurs tels qu’un escalier circulaire accessible depuis la rue des Échevins. Les matériaux utilisés, comme le grès fin de Grammont, et les détails sculpturaux (fleurons, linteaux en accolade) soulignent la maîtrise artisanale de l’époque. Malgré les altérations, la Tour des Échevins reste un témoignage rare de l’architecture civile de la première Renaissance en Limousin.
Son classement précoce en 1889 reflète sa valeur patrimoniale, tandis que les restaurations successives (notamment celle de 1921) ont permis de sauvegarder ses éléments les plus remarquables. Aujourd’hui, elle attire l’attention pour son mélange de fonctions résidentielles, défensives et esthétiques, typique des maisons de notables de la Renaissance.