Construction de la maison 1740-1760 (≈ 1750)
Période d'édification parmi les demeures bourgeoises.
1814
Blocus autrichien
Blocus autrichien 1814 (≈ 1814)
Destruction partielle pour créer un glacis.
3 décembre 1987
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 3 décembre 1987 (≈ 1987)
Inscription des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la toiture de la partie centrale XVIIIe siècle du corps de logis ; à l'intérieur de cette partie du corps de logis : le salon au Sud du rez-de-chaussée avec ses lambris et sa cheminée, la chambre à alcôve au Nord de l'étage avec ses lambris et sa cheminée, la chambre à alcôve au Sud de l'étage avec ses lambris, la rampe en fer forgé XVIIIe siècle de l'escalier (cad. C.V. 130) : inscription par arrêté du 3 décembre 1987
Personnages clés
Commandant de Besançon (1814) - Responsable militaire
Ordonna la destruction des maisons.
Origine et histoire
La maison située au 28 rue de la Cassotte à Besançon est un rare exemple des demeures bourgeoises construites entre 1740 et 1760. Ces résidences, caractéristiques de l’architecture civile du XVIIIe siècle, reflétaient le statut social de leurs propriétaires par leurs façades ornées et leurs intérieurs raffinés. Lors du blocus autrichien de 1814, la plupart de ces maisons de plaisance furent détruites pour créer un glacis défensif, ne laissant que deux exemplaires, dont celui-ci.
L’édifice a perdu ses dépendances (communs) et une partie de son jardin, mais conserve des éléments protégés depuis 1987 : façades, toiture, salons lambrissés, chambres à alcôve et une rampe en fer forgé. Ces vestiges témoignent du mode de vie de la bourgeoisie bisontine, alliant confort et représentation sociale. La maison, bien que partiellement altérée, reste un marqueur du patrimoine urbain pré-révolutionnaire.
Le contexte historique de 1814 est marqué par les guerres napoléoniennes, où Besançon, place forte stratégique, subit des modifications urbaines radicales. La destruction des maisons de plaisance, perçues comme des obstacles militaires, illustre les sacrifices imposés à la ville pour sa défense. Aujourd’hui, cette maison offre un aperçu tangible de l’architecture domestique disparue, préservée malgré les bouleversements du XIXe siècle.
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