Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Période principale de construction de l’hôtel.
Première moitié du XVIIIe siècle
Rénovation façade rue
Rénovation façade rue
Première moitié du XVIIIe siècle (≈ 1825)
Refaite par Jean-Pierre Galezot, architecte.
XIXe–XXe siècles
Acquisition par les Sœurs Eudistes
Acquisition par les Sœurs Eudistes
XIXe–XXe siècles (≈ 1865)
Extension du couvent du Refuge.
4 décembre 1941
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique
4 décembre 1941 (≈ 1941)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 4 décembre 1941
Personnages clés
| Nicolas-François Renard - Conseiller au Parlement |
Propriétaire au XVIIIe siècle. |
| Jean-Pierre Galezot - Architecte |
A refait la façade rue. |
Origine et histoire
La maison, située au 4 rue de la Vieille-Monnaie à Besançon, est un hôtel particulier construit principalement au XVIIe siècle, mais intégrant des éléments architecturaux plus anciens. L’édifice se compose de trois logis organisés autour de deux cours : un logis principal sur rue, à sept travées, distribué par un escalier intérieur en maçonnerie avec une rampe en ferronnerie, et deux logis secondaires, l’un perpendiculaire et l’autre parallèle, desservis par un escalier extérieur commun en fer forgé. La façade sur rue, en pierre de taille, contraste avec le reste de l’édifice en moellon enduit, reflétant des campagnes de construction distinctes.
Le logis principal conserve des traces d’une rénovation au XVIIIe siècle, attribuée à l’architecte Jean-Pierre Galezot, qui aurait redessiné la façade sur rue et conçu les vantaux du portail d’entrée (selon des archives privées). À l’intérieur, des baies en accolade datent de la première moitié du XVIe siècle, tandis qu’une cheminée du premier étage remonte à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. Au XIXe siècle, un couloir fut aménagé au bel étage, modifiant la distribution originale des pièces qui donnaient à la fois sur la rue et la cour. Le logis secondaire, à droite de la cour, présente des baies du XVIe siècle et une porte ornée de crossettes, typiques de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle.
Au XVIIIe siècle, l’hôtel appartenait à Nicolas-François Renard, conseiller au Parlement de Besançon. Plus tard, au XIXe et XXe siècles, le bâtiment fut progressivement acquis par la congrégation des Sœurs Eudistes du couvent du Refuge, qui étendit son domaine entre les numéros 4 et 14 de la rue. Un oratoire en béton armé, construit au XXe siècle dans la deuxième cour, témoigne de cette occupation religieuse. Les façades et toitures de l’édifice furent protégées par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 4 décembre 1941, soulignant sa valeur patrimoniale.
L’analyse architecturale révèle une superposition de styles : des éléments Renaissance (baies en accolade, cheminée) côtoient des ajouts classiques (façade sur rue, escalier en fer forgé). Les modifications successives, comme le couloir du XIXe siècle ou les restaurations du XXe siècle, illustrent l’adaptation du bâtiment aux besoins de ses occupants, des familles aristocratiques aux religieuses. La localisation exacte, bien que documentée (4 rue de la Vieille-Monnaie), est jugée d’une précision « passable » (note 5/10), reflétant peut-être des incertitudes sur les limites originales du domaine.