Construction de la tour gallo-romaine IIIe siècle (≈ 350)
Vestige du castrum antique de Mâcon.
1240
Occupation par le bailli
Occupation par le bailli 1240 (≈ 1240)
Résidence officielle du bailli de Mâcon.
XVe siècle (fin) - XVIe siècle (début)
Construction de l'aile nord
Construction de l'aile nord XVe siècle (fin) - XVIe siècle (début) (≈ 1695)
Atelier de filature intégré dans l'aile.
XVIIe siècle
Ajout de l'aile est et de la tour d'escalier
Ajout de l'aile est et de la tour d'escalier XVIIe siècle (≈ 1750)
Extension et unification des bâtiments.
2007
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2007 (≈ 2007)
Protection de la maison et de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison et la tour, y compris la parcelle sur laquelle elles s'élèvent (cad. BD 93) : inscription par arrêté du 29 novembre 2007
Personnages clés
Bailli de Mâcon - Officier royal
Occupant de la maison depuis 1240.
Origine et histoire de la Maison du Bailli
La maison du Bailli, située rue du Paradis à Mâcon (Saône-et-Loire), est un édifice inscrit aux Monuments historiques depuis 2007. Elle se distingue par son architecture composite, mêlant une aile nord du XVe siècle et une aile est du XVIIe siècle. La maison conserve une tour d’enceinte gallo-romaine du IIIe siècle, vestige du castrum antique de Mâcon, qui flanque le bâtiment est. Ce mélange de périodes reflète l’évolution urbaine de la ville, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne.
La maison a été occupée par le bailli de Mâcon dès 1240, un officier royal chargé de l’administration judiciaire et militaire locale. L’aile nord, la plus ancienne, abritait au XVe siècle un atelier de filature, comme en témoignent les pierres percées de la façade ouest, utilisées pour sécher les écheveaux de fils. Au XVIIe siècle, une tour carrée abritant un escalier à vis a été ajoutée pour relier les deux ailes, tandis que la cour intérieure accueille une pompe à eau de la même époque.
Les remaniements se sont poursuivis aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles, notamment avec la refonte de la façade nord et des modifications sur la tour. L’ensemble, incluant la parcelle, a été protégé en 2007 pour son intérêt historique et architectural, illustrant à la fois l’héritage gallo-romain de Mâcon et son développement médiéval et classique.