Installation de la justice royale 1541 (≈ 1541)
Ordonnance fixant la résidence du lieutenant.
XVe-XVIe siècles
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période principale d'édification et d'aménagement.
1985
Protection partielle
Protection partielle 1985 (≈ 1985)
Inscription des façades et du plafond.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Lieutenant du bailli des montagnes d'Auvergne - Représentant de la justice royale
Résidait dans la maison après 1541.
Chanoine de la collégiale - Occupant prévu du logement
Lié à l’usage religieux du bâtiment.
Origine et histoire de la Maison du Bailliage
La Maison du Bailliage de Murat, située dans la ville éponyme, est un monument historique dont la construction s’échelonne entre les XVe et XVIe siècles. Elle incarne une transition majeure dans l’organisation judiciaire locale : jusqu’en 1541, Murat dépendait de la justice vicomtale, mais cette année-là, une ordonnance royale y installe la résidence du lieutenant du bailli des montagnes d’Auvergne, marquant l’implantation de la justice du roi. Ce bâtiment devait également servir de logement à un chanoine de la collégiale, reflétant son double rôle administratif et religieux.
Le plafond sculpté du premier étage, daté du XVIe siècle, suggère que cet espace abritait les réunions du Tiers-Ordre franciscain, une communauté laïque associée aux franciscains. La Révolution française transforme son statut : vendue comme bien national, la maison perd sa fonction originelle. L’édifice, structuré sur quatre étages au-dessus de caves, conserve des éléments protégés depuis 1985, notamment ses façades, toitures et le plafond historique.
L’adresse officielle, 8 place de la Boucherie, et son emplacement approximatif au 6 rue de l’Argenterie, soulignent son ancrage dans le centre-ville de Murat. Son décor et son architecture témoignent des dynamiques politiques et religieuses de l’Auvergne à la Renaissance, entre pouvoir royal, clergé et communauté locale. La précision de sa localisation est estimée a priori satisfaisante, bien que non parfaite, selon les sources disponibles.