Frise chronologique
1596
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment
1596 (≈ 1596)
Maison édifiée en style Renaissance-gothique.
1756 ou 1760
Bataille des Cardinaux
Bataille des Cardinaux
1756 ou 1760 (≈ 1760)
Échouage de *L’Inflexible* et installation du canon.
1849
Devenue mairie
Devenue mairie
1849 (≈ 1849)
Acquisition par la municipalité.
11 janvier 1941
Classement monument historique
Classement monument historique
11 janvier 1941 (≈ 1941)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite du Canon sise en bordure de la R.N. 774 (cad. AC 142) : inscription par arrêté du 11 janvier 1941
Personnages clés
| Équipage de *L’Inflexible* - Marins et officiers |
Occupèrent la maison après 1760. |
| Commandant de *L’Inflexible* - Officier naval |
Possiblement logé dans la maison. |
Origine et histoire
La maison du Canon est un édifice construit en 1596 à La Roche-Bernard, dans le Morbihan, mêlant styles Renaissance et gothique tardif. À l’origine résidence privée, sa façade présentait des fenêtres à meneaux et croisillons, remplacées ultérieurement par des ouvertures plus modernes. Les lucarnes sud, de style Renaissance, et le toit surmonté d’un campanile (ajouté vers le XIXe siècle) pour la cloche municipale, témoignent de son évolution architecturale.
Le nom de la maison trouve son origine au XVIIIe siècle, après la bataille des Cardinaux (1756 ou 1760 selon les sources). Le vaisseau français L’Inflexible, échoué dans la Vilaine, y laissa son équipage et un canon, planté dans un angle du bâtiment comme buttoir. Les officiers ou le commandant y logèrent temporairement, marquant durablement son histoire. Le canon, toujours visible, symbolise cet épisode naval.
Acquise par la municipalité au XIXe siècle, la maison devient la mairie de La Roche-Bernard en 1849. Son campanile, abritant la pendule et la cloche, date probablement de cette période. Classée monument historique en 1941, elle illustre le patrimoine maritime et architectural breton, entre héritage Renaissance et mémoire des conflits navals.
Située place du Pilori, dans un îlot délimité par les rues du Docteur-Cornudet et Haute-Notre-Dame, la maison incarne aussi l’urbanisme historique de la ville. Son inscription au titre des monuments historiques (arrêté du 11 janvier 1941) protège l’ensemble du bâtiment, propriété communale depuis le XIXe siècle.