Frise chronologique
1250
Fondation du chapitre Saint-Nicolas
Fondation du chapitre Saint-Nicolas
1250 (≈ 1250)
Lié à l'affectation ultérieure de la maison.
XIIIe siècle (seconde moitié)
Construction de la fenêtre sculptée
Construction de la fenêtre sculptée
XIIIe siècle (seconde moitié) (≈ 1350)
Fenêtre en pierre calcaire à arcs trilobés.
Début XVIe siècle
Affectation au doyen du chapitre
Affectation au doyen du chapitre
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Devenue résidence du doyen de Saint-Nicolas.
1926
Classement partiel aux Monuments Historiques
Classement partiel aux Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Protection de la fenêtre du XIIIe siècle.
1930
Restauration de la tourelle
Restauration de la tourelle
1930 (≈ 1930)
Utilisation de grès arkosique local.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fenêtre du XIIIe siècle située au deuxième étage : inscription par arrêté du 13 février 1926
Personnages clés
| Doyen du chapitre Saint-Nicolas - Responsable religieux |
Occupant la maison à partir du XVIe siècle. |
| Chanoines (XVIe-XVIIIe siècles) - Locataires ecclésiastiques |
Louaient la maison via le chapitre. |
| P. Pradel - Historien local |
A étudié le chapitre Saint-Nicolas (1927). |
Origine et histoire
La Maison du Doyen de Montluçon, située rue du Doyenné à Montluçon (Allier, Auvergne-Rhône-Alpes), est une ancienne demeure de notables des XIIIe et XIVe siècles. Elle se distingue par une haute fenêtre sculptée en pierre calcaire datant de la seconde moitié du XIIIe siècle, ornée d'arcs trilobés et de personnages dansants tenant autrefois des instruments de musique. Cette façade donne sur la rue du Doyenné, tandis qu'une tourelle en encorbellement, restaurée en 1930, marque l'angle de la maison.
À partir du XVIe siècle, la maison fut affectée à l'habitation du doyen du chapitre collégial Saint-Nicolas, fondé en 1250, d'où son nom actuel. La tourelle, dont la base sculptée remonte au XVe siècle, présente une frise de pampres de vigne et deux modillons représentant un chien et son maître. Ces éléments, ainsi que des vestiges de moulures des XIIIe et XIVe siècles sur la façade ouest, illustrent l'évolution architecturale du bâtiment, lié à l'histoire religieuse locale.
Classée partiellement aux monuments historiques depuis 1926 (pour sa fenêtre du XIIIe siècle), la maison incarne le patrimoine médiéval de Montluçon. Son emplacement, à proximité de l'ancienne église du chapitre et de la place Notre-Dame, souligne son importance dans le tissu urbain et religieux de la ville. Les restaurations, comme celle de 1930, ont permis de préserver ses détails sculpturaux, dont les personnages dansants et les motifs végétaux.
Les sources historiques mentionnent son occupation par des chanoines entre le XVIe et le XVIIIe siècle, confirmant son rôle dans la vie ecclésiastique locale. Les archives (terriers et documents notariés) attestent de sa gestion par le chapitre, tout en révélant des modifications architecturales, comme la disparition partielle de la fenêtre originelle, documentée dès le XIXe siècle par des lithographies.