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Maison du Doyenné à Moulins dans l'Allier

Maison du Doyenné

  • 26 Rue François Péron
  • 03000 Moulins
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Maison du Doyenné
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
26 Rue François Péron 03000 Moulins

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1460
Construction initiale
fin XVe siècle
Reconstruction actuelle
1768
Transformation de la façade
1902
Déplacement de la cheminée
9 novembre 1938
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade est sur la cour intérieure avec la tourelle d'escalier, l'aile en retour au sud, le versant sur cour des couvertures de ces façades et les armatures en fer forgé du puits : classement par arrêté du 9 novembre 1938

Personnages clés

Jean Chauveau - Bourgeois et propriétaire initial Commanditaire de la maison de 1460.
Hugues Chauveau - Gouverneur de l’hôpital Saint-Julien Frère de Jean Chauveau.
Nicolas Laubigeois - Gouverneur des finances du duc Possible constructeur de l’hôtel actuel.
Jean II de Bourbon - Duc de Bourbon Commanditaire présumé via Laubigeois.
Jean-Baptiste Paradis - Ferronnier du XVIIIe siècle Auteur présumé des appuis de fenêtres.
Louis II de Bourbon - Duc de Bourbon Armes présentes sur la cheminée.

Origine et histoire

La maison du Doyenné, située au 24-26 rue François-Péron à Moulins, est un hôtel particulier datant de la fin du XVe siècle. Elle remplace une maison antérieure de 1460, construite pour Jean Chauveau, bourgeois, et son frère Hugues, gouverneur de l’hôpital Saint-Julien. Le terme doyenné provient du XVIIIe siècle, lorsque trois doyens de la famille Feydeau y résidèrent. Sa construction est attribuée soit à Nicolas Laubigeois, gouverneur des finances du duc Jean II de Bourbon, soit à un membre de la famille Chauveau. Certains historiens, comme Achille Allier, suggèrent qu’elle aurait appartenu aux ducs de Bourbon, édifiée en même temps que la collégiale.

La façade sur cour, classée monument historique en 1938, illustre l’architecture flamboyante de la fin du Moyen Âge. Elle présente une tour d’escalier à pans coupés, des motifs sculptés (culs-de-lampe, choux frisés, centaure), et des fenêtres à meneaux autrefois surmontées de frontons triangulaires. Une gargouille porte le symbole alchimique de l’arbre sec, tandis qu’une pierre sculptée représentant un personnage montrant son pied (« ôte-moi une épine ») est aujourd’hui conservée au musée Anne-de-Beaujeu. Ces éléments rappellent le palais Jacques-Cœur de Bourges, tant par leur style que leur période.

Au XVIIIe siècle, la façade sur rue fut transformée, perdant ses arcades et sculptures originales. Le ferronnier Jean-Baptiste Paradis, résident de la maison, aurait réalisé les appuis de fenêtres. À l’intérieur, subsiste une cheminée ornée de fleurs de lys et des armes de Louis II de Bourbon, déplacée en 1902 vers le château des ducs avant d’être conservée au musée Anne-de-Beaujeu. L’aile en retour, peut-être ancienne chambre du Trésor, et le puits à armatures en fer forgé complètent les éléments protégés.

Aujourd’hui propriété privée, la maison se visite sur demande via la librairie Devaux (située au rez-de-chaussée) ou lors des Journées du Patrimoine. Son état actuel mêle traces médiévales et modifications des XVIIIe et XIXe siècles, témoignant de son évolution à travers les époques. La comparaison avec le palais Jacques-Cœur souligne son importance dans l’architecture bourbonnaise de la Renaissance naissante.

Liens externes

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