Corps d’entrée antérieur 1528 (≈ 1528)
Porte en plein cintre datée, vestige d’une occupation précédente.
1597
Construction de la maison
Construction de la maison 1597 (≈ 1597)
Date portée sur la chaîne d’angle et fenêtres.
1598
Georges Eberlin bourgmestre
Georges Eberlin bourgmestre 1598 (≈ 1598)
Propriétaire attesté comme maire de Riquewihr.
24 octobre 1900
Incendie du corps de passage
Incendie du corps de passage 24 octobre 1900 (≈ 1900)
Dégâts partiels nécessitant des restaurations.
11 juillet 1995
Classement monument historique
Classement monument historique 11 juillet 1995 (≈ 1995)
Inscription des façades, toitures et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps principal ; cave ; tourelle d'escalier ; façades et toitures du corps d'entrée (cad. 2 221) : inscription par arrête du 11 juillet 1995
Personnages clés
Georges Eberlin - Bourgmestre et propriétaire
Commanditaire de la maison en 1597.
Hans Schneider - Maître maçon
Artisan ayant travaillé sur la construction.
Martin Hutter - Maître maçon
Collaborateur à la réalisation du bâtiment.
Origine et histoire de la Maison du maire Eberlin
La maison du maire Eberlin est une grande demeure bourgeoise de plan rectangulaire, construite en 1597 pour Georges Eberlin, riche bourgeois et bourgmestre de Riquewihr en 1598. Située au 5 rue des Trois-Églises, elle remplace une occupation antérieure dont subsiste un corps d’entrée daté de 1528. L’édifice, en grès crépi et pans de bois, présente des éléments architecturaux remarquables : une tourelle d’escalier polygonale, des fenêtres à meneaux moulurées, et une porte gothique tardive ornée de baguettes entrecroisées.
La maison illustre l’opulence des élites locales au XVIe siècle, avec des détails comme un cellier accessible par un escalier extérieur, un pignon à résille, et des marques de tâcherons sur l’escalier en vis. Le corps de passage, partiellement détruit lors d’un incendie en 1900, conserve une porte datée de 1528 côté nord et une porte de jardin de 1810. Des réaménagements ont eu lieu au XIXe siècle, notamment sur la façade en pan de bois côté rue, aujourd’hui crépie.
Classée monument historique en 1995 pour ses façades, toitures, cave et tourelle d’escalier, la maison est un exemple emblématique de l’architecture alsacienne de la Renaissance. Les maîtres maçons Hans Schneider et Martin Hutter y ont travaillé, comme en témoignent les techniques de construction et les moulures caractéristiques. Bien que propriété privée et en cours de restauration, le bâtiment est actuellement à l’abandon.
Son plan rectangulaire, orienté nord-sud, et son organisation spatiale (cour, dépendances, étable) reflètent le mode de vie des bourgeois vignerons de l’époque. La porte gothique tardive a probablement inspiré celle de la maison située au 28 rue du Général-de-Gaulle, construite au début du XVIIe siècle. À l’intérieur, des cloisons en pan de bois avec résille décorative rappellent des modèles similaires à Kaysersberg, soulignant les échanges artistiques régionaux.