Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Période de prospérité portuaire de Capbreton
1583
Séjour d'Henri de Navarre
Séjour d'Henri de Navarre
1583 (≈ 1583)
Futur Henri IV invité par Ponteils
22 mai 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
22 mai 1978 (≈ 1978)
Inscription des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 370) : inscription par arrêté du 22 mai 1978
Personnages clés
| Henri de Navarre (Henri IV) - Roi de France |
Séjourna en 1583 comme invité |
| Ponteils - Jurat de Capbreton |
Hôte d'Henri de Navarre en 1583 |
Origine et histoire
La maison du Rey, située à Capbreton dans les Landes, date du XVe siècle, période où le port maritime de la ville était encore actif et prospère. Ce bâtiment en pan de bois et moellon, avec son étage en encorbellement orné de croix de Saint-André, illustre l’architecture civile de l’époque. Son nom provient de la tradition orale liée au séjour d’Henri de Navarre (futur Henri IV) en 1583, invité par le jurat Ponteils, bien que ce lien historique ne soit pas documenté par des sources écrites contemporaines.
La façade principale, sur la rue Lartigau, combine un rez-de-chaussée en maçonnerie renforcée et un étage à colombages, typique des constructions médiévales tardives. Les fenêtres à meneaux et traverses, partiellement restaurées, rappellent le statut aisé des propriétaires originels, probablement liés au commerce maritime. La maison, classée monument historique en 1978, a conservé son plan rectangulaire d’origine et sa charpente en tuiles creuses, malgré des aménagements intérieurs ultérieurs.
Capbreton, alors port de pêche majeur du sud-ouest, tirait sa richesse des échanges maritimes avant l’ensablement progressif de son estuaire. La maison du Rey, avec sa structure défensive (bahut de protection, potelets armant le pignon), reflète cette époque où les édifices devaient allier fonction résidentielle et sécurité. Aujourd’hui, elle reste l’un des derniers vestiges de cette période faste, avant le déclin du port au XVIe siècle.
L’inscription aux monuments historiques en 1978 a permis de préserver les éléments remarquables : façades, toitures, et la fenêtre à meneaux de l’élévation latérale gauche, restaurée récemment. Les sources (Mérimée, Monumentum) soulignent son intérêt patrimonial comme exemple d’architecture civile médiévale tardive en Aquitaine, bien que sa localisation exacte (entre la rue Lartigau et le Prieuré) ait fait l’objet de débats parmi les historiens locaux.