Frise chronologique
XIVe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
XIVe siècle (≈ 1450)
Période de construction présumée du bâtiment.
22 juillet 1913
Classement monument historique
Classement monument historique
22 juillet 1913 (≈ 1913)
Protection de la façade par arrêté.
1914
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville
1914 (≈ 1914)
Achat par la commune d'Agen.
1972
Restauration du monument
Restauration du monument
1972 (≈ 1972)
Travaux de conservation menés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade : classement par arrêté du 22 juillet 1913
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien local |
A étudié la maison (1898). |
Origine et histoire
La maison du Sénéchal d'Agen est un édifice médiéval situé rue Puits-du-Saumon, dans le centre-ville d'Agen, en Lot-et-Garonne. Datant du XIVe siècle, elle doit son nom à une tradition orale qui l'associe à un sénéchal, fonctionnaire royal ou seigneurial, bien qu'aucune preuve historique ne confirme cette attribution. Son architecture, marquée par des arcatures géminées et des colonnettes, reflète les influences stylistiques de l'époque.
L'origine exacte de la maison reste incertaine : certaines hypothèses évoquent une résidence sénéchale anglaise ou française, tandis que d'autres suggèrent qu'elle aurait pu servir de synagogue, en raison de sa proximité avec l'ancienne rue des Juifs. Au XVIIe siècle, elle était encore perçue comme un lieu de culte juif. La grande salle du premier étage était ornée de fresques représentant des empereurs romains, soulignant son caractère prestigieux.
Acquise par la ville d'Agen en 1914, la maison a été classée monument historique un an plus tôt, le 22 juillet 1913, pour sa façade remarquable. Restaurée en 1972, elle conserve des éléments architecturaux notables comme un bandeau saillant et des fresques partiellement conservées. Aujourd'hui, elle appartient à la commune et reste un témoignage rare de l'histoire urbaine d'Agen.
Les sources historiques, comme les travaux de Georges Tholin (1898), mentionnent son importance patrimoniale, mais les archives manquent pour trancher définitivement sur sa fonction originelle. Son état actuel et sa localisation en font un point d'intérêt pour l'étude du patrimoine médiéval en Nouvelle-Aquitaine.