Frise chronologique
entre 1065 et 1090
Donation du prieuré à Conques
Donation du prieuré à Conques
entre 1065 et 1090 (≈ 1090)
Aimoin et ses fils cèdent le prieuré.
fin XVe siècle
Construction du logis prieural
Construction du logis prieural
fin XVe siècle (≈ 1595)
Demeure actuelle édifiée en remplacement.
XVIIe siècle
Modification des niveaux de sols
Modification des niveaux de sols
XVIIe siècle (≈ 1750)
Campagne de travaux majeure non datée.
5 mars 1928
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 mars 1928 (≈ 1928)
Inscription par arrêté ministériel.
2000
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune
2000 (≈ 2000)
Début du processus de restauration.
2004–2012
Restauration des façades et tour
Restauration des façades et tour
2004–2012 (≈ 2008)
Reconstitution du dernier niveau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du XVe siècle, près de l'église : inscription par arrêté du 5 mars 1928
Personnages clés
| Aimoin - Donateur du prieuré |
Cède le prieuré à Conques avec ses fils. |
| Laurent-Henri Cottineau - Historien et auteur |
Mentionne le prieuré dans son *Répertoire*. |
Origine et histoire
La maison du XVe siècle à Brommat est une ancienne demeure prieurale située à proximité de l’église, à l’ouest du village. Datant de la fin du XVe siècle, ce logis rectangulaire s’élève sur cinq niveaux, dont un sous-sol, avec des élévations en moellons de grès et calcaire, et des chaînes d’angle en granit. Sa toiture en ardoise et ses fenêtres à chambranles moulurés (demi-croisées au 1er étage, croisées au 2e) reflètent une architecture cohérente, restaurée entre 2004 et 2012. La tour d’escalier, partiellement reconstituée, arbore une porte d’entrée ornée d’un arc brisé et d’armoiries non identifiées.
Le bâtiment appartenait à un prieuré bénédictin donné à l’abbaye de Conques entre 1065 et 1090 par Aimoin et ses fils, selon le Répertoire topographique des abbayes et prieurés de Cottineau. Le logis prieural, construit à la fin du XVe siècle, a subi des modifications majeures au XVIIe siècle, notamment au niveau des sols. Acquise par la commune vers 2000, la maison a fait l’objet d’une restauration récente des façades et de la tour, sans toucher à son intérieur préservé, où subsistent cheminées armoriées, latrines en saillie et une cuisine avec évier en pierre.
Classée Monument Historique par arrêté du 5 mars 1928, cette demeure illustre l’histoire religieuse et architecturale de l’Aveyron. Son plan fonctionnel (latrines par étage, pièces chauffées individuellement) et ses détails défensifs (porte charretière en anse de panier) évoquent une vie prieurale active, entre gestion agricole et représentation seigneuriale. Les armoiries non identifiées, répétées sur la porte et une cheminée, suggèrent des liens avec une famille noble ou un ordre religieux local.
La dernière campagne de restauration (2004–2012) a visé à redonner une unité visuelle au bâtiment, en reconstituant le niveau supérieur de la tour et en harmonisant les ouvertures. Malgré ces travaux, l’intérieur conserve des traces des usages médiévaux et modernes, comme les coussièges des fenêtres ou les ambiances distinctes des étages (est/ouest). La maison, aujourd’hui propriété communale, reste un témoignage rare de l’architecture civile religieuse de la fin du Moyen Âge en Rouergue.