Frise chronologique
vers 1520
Construction de la maison
Construction de la maison
vers 1520 (≈ 1520)
Maison Renaissance construite par les Frédureau.
1642
Blason de Jacques Frédureau
Blason de Jacques Frédureau
1642 (≈ 1642)
Sculpture du blason au-dessus de la porte.
1853
Achat par Charles Busson
Achat par Charles Busson
1853 (≈ 1853)
Peintre parisien ajoute un atelier.
29 décembre 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
29 décembre 1927 (≈ 1927)
Protection officielle du bâtiment.
1946
Protection façade et toiture
Protection façade et toiture
1946 (≈ 1946)
Arrêté de protection complémentaire.
années 2000
Transformation en chambre d'hôtes
Transformation en chambre d'hôtes
années 2000 (≈ 2000)
Ouverture au public par Annie Bourdinaud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du 16s (ancienne maison du Bailli) : inscription par arrêté du 29 décembre 1927
Personnages clés
| Jacques Frédureau - Lieutenant de Montoire et propriétaire |
Fait sculpter son blason en 1642. |
| Charles Busson - Peintre paysagiste et propriétaire |
Ajoute un atelier parisien en 1853. |
| Annie Bourdinaud - Propriétaire moderne |
Transforme la maison en chambre d'hôtes. |
Origine et histoire
La maison Renaissance, construite vers 1520 à Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher), est un exemple typique de l’architecture de la Renaissance française. Elle se distingue par ses motifs sculptés, ses pilastres à chapiteaux et une lucarne ornée d’un fronton triangulaire. Initialement propriété de la famille Frédureau, baillis locaux, elle reflète leur influence sociale et politique dans la région.
En 1642, Jacques Frédureau, alors lieutenant de Montoire, fait apposer son blason au-dessus de la porte d’entrée. Ce geste provoque une rivalité avec son voisin, qui peint un cadran solaire sur sa façade avec une inscription moqueuse. Frédureau répond par une devise latine gravée sur une fenêtre, illustrant les tensions locales de l’époque. La maison reste dans la famille et ses alliés, comme les Hüe de Montaigu, jusqu’au XIXe siècle.
Acquise en 1853 par le peintre parisien Charles Busson, originaire de Montoire, la maison est transformée avec l’ajout d’un atelier de style parisien. Revendue en 1894 à la famille Gérard de la Fosse, elle sert successivement de presbytère, d’école primaire et d’atelier de couture. Pendant l’Occupation allemande, elle abrite la Kommandantur locale. Inscrite aux monuments historiques en 1927, elle devient une chambre d’hôtes au XXIe siècle.
La façade et la toiture sont protégées depuis 1946. Les éléments architecturaux, comme les pilastres sculptés et les lucarnes, témoignent de son prestige passé. Aujourd’hui, la maison allie patrimoine historique et usage touristique, perpétuant son rôle central dans la vie locale.
Son histoire reflète les évolutions sociales et politiques de Montoire-sur-le-Loir, des rivalités seigneuriales du XVIIe siècle à son adaptation moderne en établissement accueillant des visiteurs. Les inscriptions et symboles sculptés offrent un aperçu des mentalités et des conflits de l’époque.