Construction initiale Début XVIe siècle (≈ 1604)
Maison adossée aux remparts, deux corps de bâtiments.
Seconde moitié XVIe siècle
Agrandissement et remaniement
Agrandissement et remaniement Seconde moitié XVIe siècle (≈ 1675)
Extension vers la gauche, modification de la façade.
Début XIXe siècle
Destruction des remparts
Destruction des remparts Début XIXe siècle (≈ 1904)
Ouverture du second corps de bâtiment.
3 octobre 1929
Inscription partielle
Inscription partielle 3 octobre 1929 (≈ 1929)
Protection de la maison (hors partie classée).
14 octobre 1946
Classement de la façade
Classement de la façade 14 octobre 1946 (≈ 1946)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Années 1980
Réaffectation moderne
Réaffectation moderne Années 1980 (≈ 1980)
Restaurant et imprimerie installés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tourelles et toitures (cad. AE 225) : inscription par arrêté du 4 décembre 1945
Personnages clés
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Origine et histoire
La Maison du XVIe siècle, située 32 rue Dessous les Remparts à Saint-Bonnet-le-Château, est un exemple remarquable d’architecture civile de la Renaissance. Construite au début du XVIe siècle, elle était initialement composée de deux corps de bâtiments séparés par une cour, reliés par une galerie voûtée d’ogives aujourd’hui disparue. La façade en pierre de taille, ornée d’une génoise à trois rangs, remplace une ancienne corniche en granite. Les plafonds à solives, probablement d’origine, et une cave voûtée en berceau témoignent de techniques constructives de l’époque. La maison était adossée aux remparts de la ville, aujourd’hui détruits.
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le corps de bâtiment donnant sur la rue fut agrandi vers la gauche (au n°34), et la façade du XVe siècle fut remaniée. Au début du XIXe siècle, après la destruction des remparts, le second corps de bâtiment fut transformé en Hôtel Boutaud, puis devint un bureau de poste au XXe siècle. Ce dernier abritera successivement des logements, un restaurant, et une imprimerie vers 1980. Parmi les éléments préservés, on note un escalier tournant en bois, un escalier en pierre en façade, et une cheminée du XVe siècle dans l’ancienne cuisine.
La maison a fait l’objet de protections au titre des Monuments Historiques : la façade a été classée par arrêté du 14 octobre 1946, tandis que le reste de l’édifice (à l’exception de la partie classée) a été inscrit le 3 octobre 1929. Son accès se faisait autrefois par un couloir voûté d’ogives, et des indices comme des culots sculptés ou des portes murées suggèrent l’existence d’une galerie desservant les deux corps de bâtiments. L’édifice illustre ainsi l’évolution de l’habitat urbain entre le Moyen Âge et l’époque moderne, tout en conservant des traces de son intégration dans le système défensif de la ville.