Construction initiale 1522 (≈ 1522)
Début des travaux par la famille Genas.
1760
Rachat par François Dupré
Rachat par François Dupré 1760 (≈ 1760)
Passage à la famille Dupré.
1779
Transmission à Blaise Dupré
Transmission à Blaise Dupré 1779 (≈ 1779)
Origine du nom *Dupré la Tour*.
1926
Première protection
Première protection 1926 (≈ 1926)
Inscription de la tourelle et voûte.
1927
Classement complet
Classement complet 1927 (≈ 1927)
Monument historique classé.
1953
Fin de l’occupation familiale
Fin de l’occupation familiale 1953 (≈ 1953)
Départ des descendants Dupré la Tour.
1972
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1972 (≈ 1972)
Devenue propriété municipale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison : inscription par arrêté du 21 octobre 1926 ; Tourelle d'escalier et voûte latérale au rez-de-chaussée : classement par arrêté du 5 mars 1927
Personnages clés
Famille Genas - Commanditaires initiaux
Négociants en sel, constructeurs en 1522.
François Dupré - Premier propriétaire Dupré
Acheteur en 1760.
Blaise Dupré - Propriétaire éponyme
Origine du nom *Dupré la Tour* en 1779.
Origine et histoire de la Maison Dupré-Latour
La maison Dupré-Latour, aussi appelée hôtel Dupré la Tour, est un ancien hôtel particulier situé au 7 rue Pérollerie, dans le Vieux Valence (Drôme). Construite à partir de 1522 par la famille Genas, enrichie par le commerce du sel, elle illustre l’architecture civile de la Renaissance avec une influence italienne marquée. Son accès s’organise autour d’une cour étroite éclairant les pièces réparties sur quatre niveaux, desservis par un escalier à vis logé dans une tourelle en demi-saillie.
En 1760, l’hôtel est acquis par François Dupré, puis cédé en 1779 à son frère Blaise, dont les descendants – portant le nom Dupré la Tour – l’occupent jusqu’en 1953. La ville de Valence en devient propriétaire en 1972. Classée monument historique en 1927 (après une inscription partielle en 1926), la maison se distingue par sa façade en molasse ornée de sculptures antiquisantes : pilastres cannelés, chapiteaux corinthiens, et un linteau représentant le Jugement de Pâris et l’Enlèvement d’Hélène, surmonté d’un tympan à coquille lombarde.
L’édifice combine des éléments défensifs (couloir d’entrée étroit) et résidentiels (balcons à consoles, fenêtres à meneaux). La cuisine historique, au rez-de-chaussée, conserve sa cheminée, son potager et son évier en pierre. La fragilité de la molasse a nécessité des restaurations répétées. Aujourd’hui, les visites sont limitées aux Journées du Patrimoine ou sur réservation, mettant en valeur son escalier classé et sa décoration Renaissance.
La graphie Dupré-Latour, bien qu’inexacte étymologiquement, s’est imposée par l’usage courant. Le bâtiment témoigne du rayonnement des élites marchandes valentinoises à la Renaissance, mêlant commerce, pouvoir et art italienisant dans un centre urbain préservé.